Moustapha Alou
Le Week-end dernier, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et son homologue en charge des Mines ne sont pas allés de main morte, à juste titre et comme de juste, pour expliquer les raisons pour lesquelles le Niger a eu la main lourde face à la mainmise sur nos sociétés, la main basse sur nos ressources naturelles orchestrées depuis belle lurette par la France et « son ORANO ».
En vérité, toute cette agitation de la France relevée depuis plus de deux ans, tous ces agissements de ORANO constatés depuis quelques temps, toutes ces plaintes et complaintes de la galaxie néocolonialiste occidentale brandies et extériorisées depuis le début de la refondation, découlent de la sagacité des autorités de la Refondation, l’opiniâtreté, la ténacité inflexible, la volonté active, la pugnacité inébranlable, du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Au surplus, aujourd’hui, la détermination invariable et le patriotisme avéré, qui du reste n’ont jamais été pris à défaut, du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ont fait du Niger nouveau, une citadelle inexpugnable, un pays aux ressources naturelles à la disposition de n’importe quel quidam qui voudrait assouvir ses instincts égoïstes voire n’importe quelle succursale de l’impérialisme.
En nationalisant la Société des Mines de l’Air (SOMAIR), et en déclarant urbi et orbi, c’est-à dire à l’opinion nationale et internationale, le 14 novembre 2025, lors de sa visite à la SOMAIR , « le processus de nationalisation de la SOMAIR est irréversible et le Niger va vendre son uranium sur le marché international aux partenaires qui en font la demande sur des bases saines et clairement définies », au nom des fils et filles de la Nation, le Président de la République, Chef de l’Etat, mettait fin à plus de soixante (60) ans de mainmise sur nos sociétés, la SOMAIR en l’occurrence, et autant d’années de main basse sur nos ressources naturelles, l’uranium notamment.
La réitération de cette volonté ardente en ces termes, au cours du grand rassemblement à Agadez, « Nous avons repris notre uranium et nous l’avons restitué à la Nation, l’uranium appartient désormais au peuple nigérien ! cette richesse est la nôtre, pas celle de quelqu’un d’autre et nous n’allons demander l’autorisation de personne pour la vendre », a dissipé inéluctablement les rêves, inexorablement les rêveries et irréversiblement les rêvasseries de la France et son groupe ORANO.
D’ailleurs, le Collège des Chefs d’Etat de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui a tenu sa 2ème session il y a une semaine à Bamako au Mali, a condamné fermement le harcèlement judiciaire dont fait l’objet le Niger de la part de la France, à travers son groupe ORANO, dans le cadre de la gestion de sa production d’uranium.
Cette tentative désespérée d’instrumentalisation de la justice à des fins d’accaparement des ressources minières du Niger est, a relevé, le Collège des Chefs d’État, l’illustration parfaite du désarroi dans lequel se trouvent la France et son groupe spécialisé dans le nucléaire ORANO. C’est pourquoi, le Collège des Chefs d’Etat a réaffirmé, comme à l’accoutumée, sa ferme détermination à exercer sa pleine et entière souveraineté sur ses ressources naturelles au grand bénéfice des populations.
Dans tous les cas, que la France et ORANO se le tiennent pour dit : le temps des ambiguïtés est révolu, l’ère des partenariats déséquilibrés, conventions désavantageuses, contrats léonins, récits unilatéraux, et au demeurant alambiqués, doit céder à l’heure de la vérité des chiffres et des faits.
Moustapha Alou (ONEP)
