Le ministre de la Justice visitant une maison d’arrêt ...
Le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux, chargé des relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, vient d’achever le jeudi 9 juillet 2026 sa mission dans la région de Maradi par les départements de Dakoro et Guidan Roumdji. Par ces deux localités, le ministre clos un long périple qui l’a conduit dans les 53 juridictions et établissements pénitentiaires de notre pays.
A Dakoro, le ministre s’est rendu à la maison d’arrêt créée en 1947 et rénovée en 2016 pour une capacité de 250 personnes. Elle compte aujourd’hui 188 détenus, 85 condamnés, 103 prévenus dont 19 étrangers. Le centre a demandé l’installation de caméras de surveillance afin de mieux sécuriser les lieux et l’attribution d’un terrain pour la pratique des cultures de contre saison, la réhabilitation de la clôture et la dotation d’un véhicule de transport. Pour la réinsertion des prisonniers, quelques activités ont cours dans ce centre, notamment la couture et l’agriculture.
La maison d’arrêt de Guidan Roumdji a aussi reçu la visite du ministre. Créée en 2007 pour une capacité de 300 personnes, le centre compte 198 détenus, 46 condamnés dont 2 femmes, 104 prévenus. Là aussi il est relevé la présence de détenus de nationalité étrangère. Le centre dispose d’un terrain de 2 ha où s’opèrent les activités de cultures de contre saison.

Au tribunal d’instance de Dakoro et de Guidan Roumdji, le ministre a visité les différents bureaux et s’est longuement entretenu avec les greffiers en chef qui constituent la mémoire du tribunal. Face aux magistrats, il a expliqué les nouvelles réformes entreprises afin de mieux rendre justice aux Nigériens. Pour cela, il a demandé aux magistrats d’être assidus au travail, de rédiger les décisions de justice, d’observer la célérité dans le traitement des dossiers et de se départir de certaines considérations telle que le fait de se croire indépendant. Le ministre est aussi revenu sur un phénomène qu’il a rencontré dans presque toutes les maisons d’arrêt : la présence de prisonniers de nationalité étrangère. Il a attiré l’attention de tous sur ce nouveau phénomène et demandé d’ouvrir les yeux. « Cela peut être un fait annonciateur d’une prochaine implantation d’un autre phénomène, comme ce fut le cas avec l’installation progressive de Boko Haram ou des Lakourawa », a-t-il fait remarquer. A Guidan Roumdji, il n’a pas caché son amertume quant à la conservation des dossiers non traités et ravagés par les termites. Là, il a interpelé toute la juridiction sur le système de conservation des dossiers. Il a enfin remis aux deux juridictions toute la documentation concernant les nouvelles réformes que les autorités actuelles entendent mettre en œuvre pour que les Nigériens renouent avec la vraie justice.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
