Lors de la clôture de la session
Après deux semaines de travaux en séances plénières et en commissions, la première session ordinaire du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) au titre de l’année 2026 a pris fin le vendredi 31 juillet 2026 à l’hémicycle, Place de la Concertation de Niamey. La cérémonie de clôture présidée par Dr Mamoudou Harouna Djingarey, le président du CCR, s’est déroulée en présence des membres du CNSP et du Gouvernement, ceux de l’Association des Chefs Traditionnels et religieux, ainsi que des diplomates accrédités au Niger.
Ouverts le 17 juillet dernier, les travaux de cette session portant sur les politiques publiques, les réformes et les programmes relevant de certains départements ministériels, ont permis aux conseillers d’analyser, d’examiner et d’adopter des avis et recommandations stratégiques transmis au Gouvernement afin d’apporter des solutions efficaces, efficientes, concrètes et durables aux difficultés. Les travaux en commissions ont concerné l’ensemble des six (6) commissions thématiques du Conseil Consultatif de la Refondation.
Dans son allocution, le président du CCR a rappelé que, depuis le 26 juillet 2023, des actions significatives sont entreprises pour renforcer la souveraineté nationale, consolider les institutions, préserver la paix, assurer la défense du territoire et créer les conditions d’un développement durable au bénéfice du peuple nigérien. « La dynamique de refondation traduit une ambition profonde : celle de bâtir un Niger nouveau, fondé sur la dignité, la responsabilité, la justice sociale, la valorisation de nos ressources nationales et la pleine maîtrise de notre destin. Elle appelle à la mobilisation de toutes les forces vives autour des valeurs de patriotisme, d’unité, de solidarité, de discipline, de travail et d’engagement citoyen », a-t-il déclaré.
Par la suite, le président du CCR a rappelé que plusieurs communications ont été présentées au cours de cette session. Il s’agit, entre autres, de la problématique de la mendicité au Niger, la politique énergétique nationale, la politique nationale en matière de recherche agronomique, des réformes relatives au système intégré de gestion des agents de l’État, la politique commerciale et industrielle, les réformes institutionnelles et pédagogiques du système éducatif, l’orientation scolaire et professionnelle et de la cohérence du continuum éducatif.
Par ailleurs, Dr Mamoudou Harouna Djingarey a souligné et expliqué que tous les avis élaborés ne doivent pas être considérés comme de simples formalités institutionnelles, mais la contribution du CCR à l’élaboration, à l’amélioration et à l’évaluation des politiques publiques. « Il appartiendra à notre institution d’assurer leur transmission, leur suivi et leur actualisation à la lumière des préoccupations exprimées par les populations », a-t-il soutenu. Le président du CCR a également rappelé les missions assignées au CCR, une institution qui prône la proximité avec le peuple nigérien et constitue un cadre d’écoute, de dialogue, de propositions et d’alerte visant à faire remonter les préoccupations des citoyens, d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des politiques publiques et de proposer aux autorités des solutions réalistes, responsables et conformes aux intérêts supérieurs de la nation.
Aussi, Dr Mamoudou Harouna Djingarey s’est réjoui de l’installation effective de la campagne agricole 2026 sur l’ensemble du territoire national et de la détermination des agriculteurs et éleveurs nigériens à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire au Niger. Le président du CCR a remercié toutes les parties prenantes pour leur engagement, leur détermination et les efforts consentis dans la conduite du processus de sauvegarde de la nation, de restauration de la souveraineté et de reconstruction des fondements d’un État fort, juste et résilient. « Ensemble, dans l’unité, la discipline, la responsabilité et le respect de l’intérêt général, poursuivons notre marche collective pour bâtir un Niger plus fort, plus stable, plus juste, plus prospère et pleinement souverain », a-t-il conclu.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
