Les officielles et des enfants lors de la célébration
Le 16 juin est une date symbolique pour les enfants en Afrique. Elle commémore, l’événement tragique de Soweto au cours duquel des jeunes qui manifestaient pour réclamer de meilleures conditions de vie ont été massacrés par la police. Chaque année, à l’instar des autres pays africain, le Niger célèbre cette journée à travers des thématiques qui soulignent les défis auxquels les enfants sont confrontés afin de susciter des actions en faveur de leur protection et de leur épanouissement. C’est la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, qui a présidé le lancement des festivités de l’édition 2026.
Placée sous le thème national « Garantir à tous les enfants au Niger un accès équitable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans le contexte de la refondation », cette journée a pour objectif de réaffirmer l’engagement des États dans l’amélioration de l’accès aux services d’hygiène de qualité en faveur des enfants. Au cours de la cérémonie, les enfants ont démontré leur joie par des animations culturelles et artistiques.
Ils ont profité de l’occasion pour exprimer leurs doléances en faveur d’écoles saines et salubres. Ils ont ensuite plaidé aussi pour des latrines propres et sures tout en appelant les autorités et les décideurs à soutenir l’hygiène menstruelle en créant des espaces intimes où l’eau potable est accessible aux adolescentes. Ils encouragent l’élimination de l’insalubrité par le financement des systèmes de gestion des déchets pour éradiquer les dépotoirs et les défécations à l’air libre.
La ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité a souligné que le Niger traverse aujourd’hui une ère de refondation profonde qui exige de repenser les priorités en plaçant le citoyen, particulièrement l’enfant, au cœur des projets de développement. Bâtir un Niger souverain et prospère n’est possible que si les enfants grandissent dans des conditions dignes, libérés de la menace des maladies évitables. « Investir dans les infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, c’est investir dans l’avenir même de notre nation. C’est pourquoi, le Gouvernement multiplie les efforts pour moderniser ces infrastructures et faciliter à chaque enfant, où qu’il se trouve sur le territoire national, l’accès aux droits fondamentaux », a ajouté la ministre chargée de la Population.
L’accès à l’eau potable, selon Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, n’est pas un privilège mais une condition de survie. Un enfant privé d’eau potable est un enfant exposé à des maladies dont les conséquences peuvent être fatales. Un enfant sans installation sanitaire dans son milieu de vie est un enfant dont la dignité est quotidiennement compromise. « L’accès équitable signifie que l’enfant d’Ayorou, de N’Guigmi, de Gaya ou d’Arlit doit disposer des mêmes infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement au même titre qu’un enfant de la capitale », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, la représentante de l’UNICEF au Niger Mme Djanabou Mahondé a précisé que cette journée est un appel à l’action car sans eau potable, les maladies hydriques persistent. « Sans toilettes sûres, la dignité des enfants est compromise. Sans hygiène adaptée, les risques sanitaires augmentent. Et lorsque ces services manquent dans les écoles, les centres de santé ou les communautés, ce sont souvent les enfants les plus vulnérables qui en paient le prix le plus lourd », a-t-elle dit. Mme Djanabou Mahondé a salué les progrès importants réalisés au Niger grâce à l’engagement du gouvernement et au soutien des partenaires.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
