M. Adji Ali Salatou, l’intérim de la ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi
À l’instar de tous les Etats membres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le Niger commémoré, ce 12 juin 2026, la Journée Moneiale contre le Travail des Enfants. A cette occasion, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, assurant l’intérim de la ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, Mme Aissatou Abdoulaye Tondi, a livré un message de mobilisation de tous les acteurs pour lutter contre le travail des enfants et garantir à chaque enfant nigérien ses droits fondamentaux.
Le thème retenu cette année est « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes ! ». L’objectif visé à travers ce thème est de sensibiliser l’opinion publique aux conséquences néfastes du travail des enfants et d’encourager les États, les employeurs, les travailleurs et la société civile à renforcer leurs actions en faveur de son élimination.
Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi par intérim a rappelé que, malgré les efforts considérables déployés par les États et tous les autres acteurs institutionnels, le travail des enfants demeure une préoccupation majeure à l’échelle mondiale. « En effet, selon les estimations conjointes de l’OIT et de l’UNICEF, près de 160 millions d’enfants dans le monde étaient encore affectés ces dernières années, dont plusieurs millions exerçant des activités dangereuses susceptibles de compromettre leur santé, leur sécurité et leur avenir », a-t-il ajouté.
M. Adji Ali Salatou a souligné qu’au Niger, en dépit des progrès enregistrés dans plusieurs domaines, de nombreux enfants demeurent exposés à diverses formes de travail précoce. « Les données disponibles indiquent qu’en 2021, environ un enfant sur deux âgé de 5 à 17 ans au Niger était concerné par le travail des enfants, avec un taux de prévalence plus élevé pour le groupe d’âge de 12-13 ans. Le phénomène reste principalement rural et fortement concentré dans certaines régions du pays », a-t-il mentionné. Pour le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, le thème de cette 24è édition met en évidence le lien étroit qui existe entre la protection de l’enfance et la promotion du travail décent pour les adultes. « Lorsque les parents disposent d’emplois décents, correctement rémunérés et bénéficiant d’une protection sociale adéquate, les enfants ont davantage de chances de fréquenter l’école, de grandir dans un environnement protecteur et de réaliser pleinement leur potentiel », a-t-il expliqué.
Le Niger demeure profondément attaché aux idéaux et aux principes promus par l’Organisation internationale du Travail en matière de protection de l’enfance. « Cet engagement se traduit notamment par la ratification de la Convention n°138 concernant l’âge minimum d’admission à l’emploi ainsi que de la Convention n°182 relatives à l’interdiction des pires formes de travail des enfants et à l’action immédiate en vue de leur élimination », a rappelé le ministre Adji Ali Salatou. Pour Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi par intérim, la lutte contre le travail des enfants n’est pas seulement l’affaire des pouvoirs publics mais plutôt une responsabilité partagée qui interpelle les familles, les communautés, les employeurs, les organisations de travailleurs, les leaders religieux et coutumiers, la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens. « J’appelle à une mobilisation générale de toutes les forces vives de la Nation, afin que chaque enfant nigérien puisse grandir dans la dignité, bénéficier pleinement de ses droits fondamentaux et construire son avenir à travers l’éducation plutôt que par le travail précoce », a-t-il conclu.
Abdoussalam K. Mouha et Hadizatou Abdou (Stagiaire)
