A l’ouverture de la cérémonie
Le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoul Kader Moussa, a présidé, le vendredi 19 juin à Niamey, la cérémonie de lancement des activités de la journée mondiale des réfugiés. Placée sous le thème : « jusqu’à ce que tout le monde soit protégé », cette journée symbolique célèbre la résilience, le courage et la force des personnes contraintes de quitter leur résidence à cause des conflits ou des crises humanitaires.
Dans son discours d’ouverture, M. Abdoul Kader Moussa a indiqué que le Niger accueille actuellement sur son territoire plus de 378 222 réfugiés et 55 639 demandeurs d’asile de diverses nationalités. Le choix du Niger par ces derniers, dit-il, s’appuie sur l’existence d’un arsenal juridique relatif à la protection des réfugiés et demandeurs d’asile mis en place par l’Etat et des institutions dédiées à la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité.
Terre d’hospitalité, les communautés nigériennes accueillent et partagent leurs ressources avec les réfugiés et demandeurs d’asile en dépit de la précarité de leurs conditions de vie et dans un contexte de résilience voire de vulnérabilité totale. « C’est dire que notre pays a toujours su offrir aux réfugiés et demandeurs d’asile des conditions de leur intégration locale à travers notamment l’accès aux services sociaux de base et l’habitat sans aucune discrimination », a déclaré le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire.
Selon M. Abdoul Kader Moussa, la gestion des réfugiés et la protection des demandeurs d’asile est une partie intégrale de la sécurité nationale car elle contribue à la cohésion sociale et au développement durable. C’est pourquoi, il a rappelé que les réfugiés, protégés par des conventions internationales qui consacrent leurs droits, ont aussi le devoir et l’obligation de respecter les lois et règlements de leur pays d’accueil.
Auparavant, le représentant par intérim du haut-commissariat des Nations Unies au Niger, M. Patrice Ngor Dioh, a souligné que lorsque les réfugiés sont soutenus, ils deviennent des acteurs de développement, de la résilience et de l’espoir. La thématique de cette année, selon lui, incarne l’importance de la protection et le sens de responsabilité permanente. « Aujourd’hui encore, au moment où nous célébrons plus de 60 000 enfants dormiront sans manger. Tant qu’une femme sera contrainte de fuir les violences, tant qu’un enfant restera sans acte de naissance, tant qu’un réfugié demeure privé d’opportunité de reconstruire sa vie, notre mission ne sera pas achevée. Et alors, que ferons-nous ? Eh bien, nous continuons », a déclaré M. Patrice Ngor Dioh.
Le représentant par intérim du haut-commissariat des Nations Unies au Niger a, par ailleurs, salué le courage des communautés hôtes et des autorités qui, malgré les nombreux défis, continuent à appuyer les réfugiés. « Leur soutien permet chaque jour de sauver des vies, de restaurer la dignité des personnes déplacées, d’offrir des perspectives à des milliers de familles déplacées. Pour nous, la protection signifie une chose essentielle, préserver la dignité humaine lorsque tout le reste a été perdu. La protection, c’est tantôt permettre à un enfant d’aller à l’école, c’est tantôt permettre à une femme d’accéder aux soins de santé basiques, c’est tantôt permettre à une famille de retrouver sa sécurité », a-t-il précisé.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
