Au cours des échanges ...
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, était, le vendredi 12 juin dernier, dans le département d’Arlit où il s’est rendu à la maison d’arrêt de la ville et au Tribunal de Grande Instance. Après une visite guidée à la maison d’arrêt d’Arlit, le ministre de la Justice a suivi deux présentations sur la situation de cet établissement et sur celle de la maison d’arrêt d’Iférouane. Il était accompagné du gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa et de plusieurs responsables administratifs.
Dans sa présentation, le régisseur de la maison d’arrêt d’Arlit, le Sous-Lieutenant Illias Dari, a expliqué que son établissement, construit en 1979 pour servir de maison de la jeunesse et de la culture, a finalement était transformée en maison d’arrêt en 1985. Il accueille aujourd’hui 345 pensionnaires, dont 22 femmes pour 150 places prévues. Cet établissement, a poursuivi le régisseur, fait face à des difficultés d’accès à l’eau potable par forage, au manque d’ateliers de formation et d’apprentissage destinés à préparer les détenus à leur réinsertion ainsi que l’absence d’un bloc d’isolement pour les personnes souffrant de maladies contagieuses. Il a également fait cas des actions entreprises par ses services, notamment l’installation d’une vidéosurveillance et la pratique du sport par les détenus.

En ce qui concerne la maison d’arrêt d’Iférouane, son régisseur, le Sous-lieutenant Salifou Manou, a indiqué qu’elle a été construite en 2018 et officiellement ouverte le 2 février 2025. Cet établissement pénitencier d’une capacité de 200 places accueille aujourd’hui 70 détenus, dont 23 détenus de nationalité étrangère, qui bénéficient quotidiennement d’une bonne prise en charge alimentaire et sanitaire grâce aux efforts consentis par l’Etat. La maison d‘arrêt d’Iférouane, a ajouté son régisseur, fait cependant face à une insuffisance de l’électricité fournie et au manque d’ateliers de formation professionnelle pour les détenus.
Après cette étape, la délégation ministérielle s’est rendue au Tribunal de Grande Instance d’Arlit où le ministre a échangé avec le personnel réuni dans la salle d’audience. Au cours des discussions, plusieurs questions relatives au traitement des dossiers, à la tenue régulière des audiences, aux rapports entre les différents acteurs de la justice, au respect des règles d’éthique et de déontologie, à la gestion des ressources mises à la disposition et à l’amélioration des performances du système judiciaire ont été abordées. Le ministre a rappelé les responsabilités qui incombent aux différents acteurs dans la gestion des moyens mis à leur disposition par l’État et dans la fourniture d’un service public de qualité aux citoyens dans le contexte actuel de Refondation.
A l’issue des échanges de la journée, le gouverneur de la région d’Agadez, qui accompagnait le ministre à Arlit, a évoqué les défis sécuritaires auxquels fait face la région, notamment les activités des terroristes et autres criminels organisés opérant dans des zones aurifères. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les opérations d’identification et de contrôle des étrangers présents sur les sites d’orpaillage clandestins. « La justice sociale est primordiale », a-t-il dit, avant de réitérer l’engagement de la région à accompagner les actions visant à renforcer la paix, la sécurité et la cohésion sociale à Agadez.
Ali Maman, ONEP Agadez
