Depuis quelques semaines, Bamako fait face à un problème de disponibilité du carburant. Comme à leurs habitudes, les ennemis internes et externes du Mali, et plus globalement de l’Alliance des États du Sahel (AES), se répandent sur les réseaux pour diffuser et amplifier le côté difficile de cette crise. Pour cela, ils passent sous silence les efforts titanesques que déploie l’Etat malien pour juguler la crise. Chaque jour, les plateformes de l’intox ne diffusent que les images de quelques camions citernes détruits par les terroristes, sans jamais montrer le plus gros lot de camions qui arrivent malgré tout à Bamako et les autres grandes villes maliennes.
Pourtant chaque jour que Dieu fait, les Forces Armées Maliennes (FAMas) escortent des centaines de camions de carburant sur les corridors ivoirien, sénégalais et guinéen en direction du Mali. Et beaucoup de camions arrivent à destination malgré les défis sécuritaires énormes. Mais, cet aspect n’intéresse pas les mercenaires du numérique. Cela, parce que leurs objectifs ou du moins les objectifs de leurs sponsors et employeurs consistent essentiellement à mettre en exergue les problèmes sans jamais évoquer les solutions pourtant réelles, proposées.
Cette démarche, c’est connu de tous, n’est qu’une tentative détournée pour chercher à convaincre la population d’une supposée incapacité des autorités à résoudre cette crise et par là même occasion provoquer la panique, le mécontentement et peut-être le soulèvement au sein de la population. Mais, comme les multiples tentatives qui se sont soldées par des échecs, celle-là va aussi échouer.
Du reste, cette ultime démarche qui consiste à s’attaquer à des convois de citernes, à des cibles civiles et économiques, témoignent de l’échec et de l’incapacité des mercenaires terroristes à faire face sur le plan purement militaire aux FAMas et plus globalement aux armées de l’AES, montées en puissance depuis l’avènement des régimes souverainistes au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
La même technique a été utilisée contre le Niger lorsqu’au plus fort des sanctions inhumaines imposées au pays par la Cedeao, les convois d’approvisionnement en denrées et autres marchandises se font attaquer par les groupes terroristes sur le corridor Burkina – Niger. Mais grâce à la détermination des Forces Armées Nigériennes (FAN) en collaboration avec leurs homologues du Burkina Faso, le Niger a su faire face à cette situation. Nous osons espérer que grâce à la solidarité au sein de l’AES et plus globalement la solidarité africaine des autres pays frères, le Mali arrivera à bout de cette crise.
Il faut qu’on se le dise : cette crise n’est nullement la résultante d’une quelconque incapacité du régime. Elle est surtout une des facettes de la guerre hybride que mènent les ennemis du Mali et de la souveraineté de nos pays par le truchement des groupes terroristes. Sinon, le gouvernement malien déploie des efforts surhumains pour approvisionner le pays en carburant. Mais il faut admettre qu’on ne peut pas placer un soldat sur chaque mètre des tronçons d’approvisionnement.
La stratégie de l’ennemie est toujours la même : montrer l’incapacité des régimes actuels sur tous les plans. A un certain moment, on avançait que les armées de l’AES sont incapables de faire face aux groupes terroristes. Pourtant les FAMas ont reconquis l’intégralité du territoire malien après le départ des troupes étrangères. Aujourd’hui, ce sont les armées de l’AES qui assurent la sécurité et l’intégrité des territoires de leurs pays, même si les attaques terroristes persistent dans quelques zones. Ce qui est logiquement explicable quand on sait que certains pays voisins de l’AES servent de zones de repli pour les groupes terroristes et abritent des bases de déstabilisation des pays de l’AES.
Siradji Sanda (ONEP)
