Depuis la semaine passée, les journaux béninois inondent les kiosques et les plateformes avec des suppositions et imaginations tendant à vouloir mêler le Niger, et plus globalement la Confédération des États du Sahel, dans le montage grossier qualifié de ‘’coup d’Etat manqué’’ dans leur pays. En cela, ils reprennent la campagne de désinformation lancée par les médias occidentaux, en particulier ceux français, qui ne manquent aucune occasion pour tenter de discréditer les dirigeants de l’AES.
Il est curieux que les médias béninois ne s’attardent pas sur des faits extrêmement graves, inédits et surtout indignes de leurs dirigeants. En effet, l’opinion béninoise et africaine a appris, avec une stupéfaction inouïe, de la bouche du porte-parole du gouvernement béninois, que les forces spéciales françaises sont venues intervenir dans Cotonou, contre l’armée béninoise. Par la même occasion, des avions qu’on attribue à la Nigerian Air Force auraient bombardé un camp militaire, toujours dans la capitale béninoise. Or, comme il est connu de tous, les camps militaires abritent à la fois les militaires et leurs familles, des civils.
Mais, les médias béninois ne cherchent pas à connaître le nombre de victimes civiles, ne s’intéressent pas à la vassalisation de leur pays, au déshonneur infligé à leur armée. Ils versent dans la délation contre les dirigeants du Niger et de l’AES. Les plus imaginatifs dans la bêtise vont jusqu’à lier leur fameux coup d’Etat à l’exportation de l’uranium nigérien. Dès lors, on comprend aisément d’où vient le mot d’ordre.
En effet, depuis que le Chef de l’Etat Abdourahamane Tiani a annoncé que le Niger va vendre son uranium sur le marché international au plus offrant, c’est le désarroi en France. Cela à juste titre, parce que la France a bâti son économie, notamment nucléaire, sur le pillage et le vol des ressources naturelles de ses anciennes colonies. Une politique mise en place et entretenue des décennies durant, en complicité avec des régimes impopulaires et corrompus ainsi qu’une galaxie de ‘’porteurs d’eau’’ et autres ‘’intellectuels tarés’’ formés pour ressasser des théories ‘’bidon’’ visant à perpétuer le système de domination franco-colonial en Afrique.
C’est tout cet écosystème nauséabond que l’AES est venue balayer. Sans stratégie, ni vision, les dirigeants français assistent, impuissants, à l’effondrement de leur système économique dépassé. Incapable de rivaliser avec des économies modernes, émergentes et fondées sur des bases plus saines, à l’image de la Chine, la Türkiye, l’Inde, la Russie et l’Iran, la France se concentre sur son arme préférée : la manipulation et le mensonge. Elle y excelle lorsqu’il s’agit de discréditer ses adversaires.
Malheureusement, elle trouve encore quelques ‘’esclaves de salon’’ et autres parasites qui vivent de son système de pillage, pour reprendre et amplifier ses mensonges. Fort heureusement, cette campagne de désinformation ne change rien à la réalité. Les médias et autres activistes béninois doivent se concentrer sur le sort réservé à leurs concitoyens qui pensent différemment que le régime vassal de Patrice Talon, sur la situation du nord (parc du W) de leur pays transformé en une zone franche pour les groupes terroristes importés et installés, sur le devenir du processus électoral, entre autres.
Quant aux stratèges qui imaginent ces montages, ils doivent revoir leurs copies parce qu’il faut plus que ces petits bricolages pour ébranler l’AES qui a su faire échec aux menaces, intimidations, sanctions, sabotages diplomatiques et économiques, ainsi qu’aux terro-terro soutenus à grands frais par des puissances étrangères. Ce n’est pas des États vassaux et leurs dirigeants inféodés qui changeront la donne, parce que l’AES est un ensemble de valeurs, du reste, partagées par beaucoup de peuples africains, y compris ceux des pays dirigés par des suppôts de l’impérialisme français.
Siradji Sanda (ONEP)
