Lancement des activités de l’Association Nigérienne des Délégués Médicaux (ANDM) : Permettre aux membres d’être mieux outillés dans le cadre de l’accomplissement de leur mission

Société
Spread the love

Sharing is caring!

L’Association Nigérienne des Délégués Médicaux a officiellement lancé ses activités, mercredi dernier à l’Hôtel Bravia de Niamey. Les objectifs assignés à cette association sont, entre autres, d’étudier et encourager toute initiative tendant à améliorer la promotion de la profession des délégués médicaux pharmaceutiques ; de veiller au respect des droits et devoir, des délégués médicaux et pharmaceutiques sur le plan professionnel, moral et social ; de veiller au respect de la déontologie médicale et pharmaceutique sur le plan professionnel, moral et social ; veiller au respect par le délégué médical des lois et règlements nationaux en matière de santé et de pharmacie etc.

En prenant la parole à cet occasion, la directrice de la Pharmacie et de la Médecine Traditionnelle, Dr Dan Nouhou Barira qui a représenté le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales a d’abord rappelé que le métier de délégué médical est noble et multidisciplinaire. Il est, a-t-elle ajouté, au cœur du système de santé car, il est en contact direct non seulement avec le laboratoire fabricant, les grossistes répartiteurs, les pharmaciens détaillants, les médecins mais également avec l’autorité de règlementation qu’est le Ministère de la Santé, et son travail doit se faire dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur. Au vue de leur place au sein du système de santé, la profession exige que le délégué médical soit à jour des informations relatives aux médicaments et dans cette optique, il doit suivre des formations continues, des séminaires et d’autres activités liées à son domaine, a-t-elle affirmé. Cette profession cadre, selon la représentante du ministre en charge de la Santé Publique, avec la vision des plus hautes autorités du Niger au premier rang desquelles SE Mohamed Bazoum qui fait de l’amélioration de la santé et du bien-être de la population nigérienne une des principales priorités du Programme de Renaissance Acte III. Dr Dan Nouhou Barira a en fin prodigué des sages conseils aux membres de l’Association avant de les encourager à garder le cap. 

Auparavant, le président de l’Association Nigérienne des Délégués Médicaux, M. Abbagana Moustapha, a rendu un hommage mérité au délégué médical qui, a-t-il dit, est un maillon de la science sanitaire, il est appelé à collaborer avec le corps médical pour permettre une bonne prise en charge des malades. Cette collaboration doit, a soutenu le président de l’ANDM, être effective dans le cadre de la pharmacovigilance qui est la surveillance des médicaments et la prévention du risque et d’effets indésirables résultants de leur utilisation qu’il soit potentiel ou avéré. En effet, a-t-il expliqué, le délégué médical est connu pour être un représentant d’un laboratoire pharmaceutique qui a mis au point une innovation dans un domaine précis, son rôle est de promouvoir cette nouvelle molécule auprès des professionnels de la santé afin qu’ils l’utilisent dans le cadre de la prise en charge de leurs patients. C’est pourquoi, a ajouté M. Abbagana Moustapha, il doit lui-même bien connaitre les produits qu’il va leur exposer notamment, dans leur indication thérapeutique, l’efficacité, leur tolérance et leur posologie, en garantissant dans ses interviews une information de qualité d’une part, et assurer la concrétisation des objectifs nationaux et régionaux du laboratoire qu’il intègre d’autre part. Aussi, a-t-il souligné,le délégué médical récolte les remarques et avis des professionnels du secteur les aide sur les produits qu’il présente et transfert au laboratoire. Ces remarques permettront au laboratoire de modifier ou d’élaborer des nouvelles stratégies dans le cadre de la recherche des nouveaux produits pour soigner les malades. Malheureusement, a déploré le président de l’ANDM, ce maillon de la science sanitaire n’est pas bien connu par le grand public et même par certains professionnels de la santé. M. Abbagana Moustapha a en outre mis cette occasion à profit pour solliciter auprès de leur Ministère de tutelle, plus de diligence dans la gestion et le traitement des dossiers soumis dans le cadre de l’enregistrement des produits médicaux et plus de facilité dans la fourniture d’information par rapport aux dossiers, ce qui va leur permettre d’aller de l’avant.

Par  Aïchatou Hamma Wakasso(onep)