Le Colonel Maina Boukar a procédé au lancement des épreuves
Le gouverneur de la région de Tillabéri, le Colonel Maina Boukar, a procédé ce lundi 6 juillet 2026 au lancement officiel des épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), session 2026, auxquelles prennent part 654 candidats de la région. Après quatre années de formation dans les centres de formation professionnelle, ces jeunes ont entamé les examens sous les encouragements des autorités venues s’assurer du bon déroulement des épreuves.
Dans les salles d’examen, l’atmosphère était marquée par la concentration et l’espoir. Face aux candidats, le gouverneur a tenu à adresser un message de confiance et d’encouragement à l’occasion de cette étape importante de leur parcours. « Vous avez eu quatre années pour vous préparer. Je suis convaincu que vous êtes tous prêts. Ce que nous vous demandons, c’est de donner le meilleur de vous-mêmes », a-t-il déclaré, avant d’inviter les candidats à rester concentrés sur leurs copies et à éviter toute tentative de fraude. « Pas de tête à gauche, pas de tête à droite », a-t-il insisté avec humour en évoquant le « cou de girafe », suscitant quelques sourires dans les salles de classe.
Pour le gouverneur, ces examens représentent bien plus qu’une simple évaluation scolaire. Ils constituent le premier diplôme professionnel de nombreux jeunes appelés à intégrer le monde du travail ou à poursuivre leurs études dans les filières techniques et professionnelles.

Selon le directeur régional de l’Enseignement professionnel et technique de Tillabéri, M. Mahamadou Tchouloum, la région compte cette année 12 centres d’examen. Au total, 654 candidats, répartis dans huit filières, prennent part à cette session. Afin d’assurer une correction efficace des copies, dit-il, deux jurys ont été mis en place. Le premier regroupera les copies de sept centres au niveau de Kollo, tandis que le second prendra en charge celles des cinq autres centres à Tillabéri. M. Mahamadou Tchouloum s’est également félicité des dispositions prises par les autorités pour garantir le bon déroulement des examens. « L’État a mis à notre disposition les moyens nécessaires pour une bonne organisation de cette session », a-t-il souligné, précisant que les épreuves se déroulent normalement et dans de bonnes conditions.
Au-delà de l’examen lui-même, M. Mahamadou Tchouloum a lancé un appel à la jeunesse nigérienne à s’intéresser davantage à la formation professionnelle, qu’il considère comme un levier essentiel du développement économique et social. « Un jeune formé doit être un créateur d’emplois et de richesses », a-t-il affirmé. Selon lui, les compétences acquises dans les centres de formation doivent permettre aux jeunes d’entreprendre, de créer leurs propres activités ou d’exercer un métier qualifié au service de la communauté. Dans un contexte marqué par le défi du chômage des jeunes, le directeur régional a également exhorté la jeunesse à faire preuve d’audace, à éviter l’oisiveté et les comportements nuisibles. « Personne ne devient grand du jour au lendemain », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à cultiver l’esprit d’initiative et de persévérance.
Il faut le souligner que derrière les statistiques de la session 2026 se joue une véritable bataille. Celui de transformer quatre ans de formation en un tremplin vers l’avenir, tel est l’enjeu pour les 654 candidats de la capitale du fleuve. Conscient de cette raison, les responsables régionaux du secteur éducatif affichent clairement leurs attentes, voir cette jeunesse traduire ses efforts en compétences concrètes, capables de nourrir leurs ambitions personnelles tout en contribuant au développement du pays. « Ces résultats ne sont pas de simples statistiques. Ils incarnent la vitalité de notre système éducatif, la persévérance des élèves et la responsabilité d’une génération appelée à relever les défis de notre nation », a conclu M. Mahamadou Tchouloum.
Adamou I. Nazirou
ONEP-Tillabéri
