Démonstration du processus de préparation du baozi
Dans les restaurants de Tianjin, le baozi fait partie des mets qui attirent le plus, par sa forme ronde et son odeur parfumée et épicée. Le 29 mai 2026, dernier jour du voyage d’étude organisé par le Centre international de communication de la presse chinoise, les journalistes africains du programme CIPCC 2026 ont eu droit à un déjeuner spécial avant leur départ pour Pékin. Au menu du jour, des spécialités locales. Parmi elles, le baozi, considéré comme un amuse-gueule très populaire de la cuisine chinoise.
Sur le buffet, le baozi a défié tous les autres plats et volé la vedette. Les participants s’en sont régalés à volonté. Un service de cuisine spécial avait même été désigné pour préparer le baozi sur place et le servir chaud. La cheffe pensait avoir préparé une quantité suffisante. Mais les récipients se sont vidés très vite. « C’est un pain très délicieux. J’en ai mangé plusieurs et j’ai toujours envie d’en reprendre. J’ai beaucoup aimé », confie bella Sunny, membre de la délégation locale.
Selon M. Xi Lei, le baozi est une spécialité locale de Tianjin. Un plat des travailleurs qui est devenu, au fil du temps, célèbre dans les assiettes au quotidien. « C’est un de mes plats préférés dans la cuisine chinoise. J’aime tout ce qui est farci dans une pâte à base de blé. Cette recette est très prisée ici, surtout par les ouvriers qui n’ont pas beaucoup de temps pour manger. Le féculent et la farce sont déjà à l’intérieur. On mange le baozi tel quel, sans sandwich. C’est facile à transporter et ça ne salit pas les mains. On peut le manger en marchant ou même en travaillant », explique-t-il.
Pendant que certains se régalent, d’autres observent la cheffe Mei Hui qui continue de préparer le baozi et démontre son savoir-faire. Selon elle, c’est une recette transmise de génération en génération dont le processus de préparation reste simple. « On commence par faire la pâte à base de farine de blé. On l’étale, puis on met la farce à l’intérieur avant de l’envelopper. La farce peut varier: du poisson, légumes, beurre avec ciboulettes, ou viande pour ceux qui en ont besoin. Une fois formés, on cuit les baozi à la vapeur, à la bâtonnette, pendant environ 10 minutes. On préfère garder la version traditionnelle, car c’est le goût d’origine. Aujourd’hui encore, manger ce baozi, c’est goûter à la recette d’autrefois » a dit la cheffe cuisine.
Si pour les invités du jour le baozi est une recette riche et savoureuse, pour les habitants de Tianjin, c’est un plat né de la sagesse ancestrale. Le boazi est une véritable identité culinaire chinoise, que chacun peut adapter selon ses moyens et ses goûts.
Abdoul-Aziz Ibrahim à Tianjin
