M. Abdoulkarim Mahamadou (centre) procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier
La Direction Générale de Protection des Végétaux (DGPV), avec l’appui du Projet d’Appui au développement des Cultures Irriguées et à l’intensification de la Protection Animale (PACIPA), à travers un financement de la Banque Mondiale, organise du 30 mars au 03 avril 2026 à Maradi un atelier de formation des formateurs sur les bioagresseurs des cultures de niébé, de mil et de sorgho. Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la DGPV et le PACIPA vise le renforcement de la sécurité alimentaire et des capacités phytosanitaires.
L’objectif de cette rencontre est de mieux identifier les principaux bioagresseurs des cultures sus mentionnées, maîtriser les techniques de lutte appropriées, renforcer les dispositifs de surveillance phytosanitaire et surtout, accompagner efficacement les producteurs dans l’application de bonnes pratiques.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le secrétaire général du gouvernorat de Maradi, M. Abdoulkarim Mahamadou, a remercié les participants dont la mobilisation témoigne de l’intérêt qu’ils portent à la protection des cultures et à la sécurité alimentaire du Niger. Il a reconnu qu’aujourd’hui, les cultures sont fortement exposées aux attaques des bioagresseurs avec des conséquences parfois lourdes sur les rendements et les moyens d’existence des ménages. « Face à cette réalité, nous n’avons pas de choix que d’agir avec méthode, rigueur et anticipation », a-t-il soutenu.
Le secrétaire général du gouvernorat de Maradi a ajouté que c’est cela qui a amené la DGPV à mettre l’accent sur la gestion intégrée des bioagresseurs, car une approche fondée sur la connaissance et la maîtrise des ravageurs est la seule capable de garantir des résultats durables tout en préservant la santé des populations et de l’environnement. M. Abdoulkarim Mahamadou a rappelé aux participants qu’ils ont une responsabilité particulière d’être les relais efficaces sur le terrain, au plus près des producteurs. Il s’est réjoui du fait que la DGPV ait toujours conseillé et encouragé une gestion intégrée des bioagresseurs de culture et la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République du Général d’armée Abdourahamane Tiani, Président de la République.
Pour sa part, le directeur régional de l’Agriculture, M. Mamane Kabirou, a indiqué que le mil, le niébé et le sorgho occupent une place centrale dans notre système de production agricole. Malheureusement, poursuit-il, ces cultures sont confrontées à de nombreuses contraintes telles que les attaques des bioagresseurs. « C’est pourquoi, le renforcement des capacités des acteurs du secteur agricole sur la gestion intégrée des bioagresseurs constitue une priorité majeure », a-t-il reconnu. Aussi, M. Mamane Kabirou estime que cet atelier représente une opportunité importante pour approfondir les connaissances, harmoniser les pratiques et renforcer les compétences afin de mieux accompagner les producteurs.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
