Moustapha Alou
S’il est vrai que c’est sur « le plan de l’exploitation de nos ressources naturelles que nous avons engrangé le plus de progrès, à travers la nationalisation de notre uranium dont nous avons pu maintenir la production avec nos ressources et compétences propres, il n’en demeure pas moins que sur le plan diplomatique aussi notre pays a obtenu des résultats tangibles.
En un an, en effet, le Niger a ouvert quatre (4) nouvelles ambassades et vingt-six (26) ambassadeurs de tous les continents ont présenté leurs lettres d’accréditation au Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Aussi, dans toutes les instances internationales, y compris au « Palais de Verre de Manhattan », siège des Nations Unies, le Niger a clairement exposé sa nouvelle vision politique dont le respect de la souveraineté et la défense des intérêts nationaux sont les piliers.
S’agissant de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la création de la Banque confédérale, de la télévision, de la radio de l’AES ainsi que le lancement de la Force Unifiée constituent indubitablement des avancées majeures pour l’AES que le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont œuvré à rendre opérationnelle.
Dans son adresse à la nation, à l’occasion du premier anniversaire de la promulgation de la Charte de la Refondation, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a évoqué la situation préoccupante qui prévaut au Moyen-Orient et dans plusieurs autres pays en proie à la guerre.
Ces situations, qui touchent des peuples frères confrontés à l’injustice et à des conflits meurtriers qui peuvent pourtant être évités et où les acteurs font preuve de retenue et se conforment au droit international, ont également des répercussions sur l’économie et la sécurité nationales.
C’est pourquoi, au demeurant, et à juste titre, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a souligné que ces guerres et conflits destructeurs « montrent aussi le besoin impérieux de repenser profondément l’ordre international si nous voulons un monde juste, pacifique et consacré à la seule lutte qui vaille : celle du bonheur des peuples ».
Quels sont les enseignements que le Niger et l’AES en général doivent tirer de cette mauvaise donne internationale ?
Il s’agit pour ces pays de ne jamais « sous-estimer la malveillance de certaines puissances qui font feu de tout bois lorsque leurs intérêts sont en jeu, tromper et mobiliser les instances communautaires et internationales pour nous porter la guerre,» dira le Chef de l’Etat.
La nécessité s’impose, par conséquent, de renforcer l’unité nationale, rester mobilisés pour notre pays, notre Confédération qui constitue un véritable rempart contre toute velléité malveillante ou d’agression, et de nouer des partenariats stratégiques. Mais pour que tous ces points soient effectifs, il est important voire obligatoire de ne « jamais permettre à nos ennemis d’infiltrer notre pays et de nous diviser pour ensuite nous soumettre », insistera le Président de la République, Chef de l’État.
A chacun et chacune de jouer sa partition, de participer à l’œuvre de construction nationale avec dévouement, de rester vigilants en cette période de mobilisation générale pour la défense de la patrie et en ce tournant historique de la vie de la Nation.
Pour sa part, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a rassuré ses compatriotes qu’il est déjà à pied d’œuvre « pour engager les actions stratégiques nécessaires à la préservation de notre souveraineté et de nos intérêts nationaux ».
Moustapha Alou (ONEP)
