Moustapha Alou
«Il y a quelque chose d’assez noble dans ce secteur, même quand tout vacille, quelqu’un, quelque part, continue de semer et un pays qui continue de semer n’a jamais totalement perdu l’avenir », disait le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, récemment, au cours de son entretien-bilan.
En vérité, aussi bien dans la Vision pour un Niger Véritablement Indépendant et Prospère du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, dont l’axe 3 porte sur le développement des bases de production pour la souveraineté économique et qui prend en compte, par conséquent, la souveraineté alimentaire, que dans le Programme de la Refondation de la République, l’atteinte de la souveraineté alimentaire est une priorité nationale.
C’est justement fort de cette place prépondérante dans le développement du secteur rural et de la priorité stratégique accordée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani à la souveraineté alimentaire, la grande irrigation, la mécanisation agricole, la modernisation des exploitations, l’exploitation optimale des potentialités agricole et pastorale, la transformation locale des produits agricoles et pastoraux, que le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, épicentre du développement rural, a développé et mis en œuvre des programmes, actions et initiatives propres dont le Programme Grande Irrigation(PGI), un programme agricole et pastoral qui constitue une réponse stratégique pour garantir la souveraineté alimentaire dans notre pays.
Après deux ans de mise en œuvre de ce programme phare de la refondation, on note avec satisfaction l’aménagement et la réhabilitation de 2 736 hectares de périmètres irrigués, la mise en valeur de 17 359 hectares d’Aménagements hydro agricoles, une production en 2025 de 208 666 tonnes dont 102 355 tonnes de riz PGI.
Toutes ces actions ont permis l’achat et la vente subventionnée de 55 000 sacs de riz de 25Kg et 6 000 sacs de son passant ainsi la consommation moyenne de 20,4 Kg par habitant et par an, en 2018, à plus de 35,64 kg par habitant et par an en 2025.
Dans le Niger nouveau, outre le riz, le maïs et le blé, d’autres filières à haute valeur commerciale comme le niébé, l’oignon, dont le Niger est le deuxième producteur en Afrique de l’Ouest avec 1,2 millions de tonnes par an lui conférant ainsi la présidence de l’observatoire régional en Afrique de l’Ouest et du centre, le sésame, la tomate, le souchet, l’arachide, la viande, le lait, les cuirs et peaux sont également prioritaires.
Aujourd’hui, on constate le déploiement d’actions de recherches agronomiques, d’augmentation de la productivité animale, de valorisation du potentiel pastoral, de réduction des produits laitiers, de diversification des productions comme l’a si bien prévu le Général d’Armée Abdourhamane Tiani dans sa Vision pour un Niger Véritablement Indépendant et Prospère et conformément à la lettre de missions qu’il a confiée au ministre de l’Agriculture et de l’Elevage.
C’est pourquoi, le développement des initiatives visant à promouvoir une agriculture orientée vers le marché par la diversification des cultures à haute valeur commerciale et nutritionnelle fait partie intégrante de la nouvelle architecture institutionnelle du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.
D’ailleurs, des mécanismes ont été mis en place par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage pour développer un programme prioritaire de transformation du potentiel agropastoral conformément aux objectifs de la souveraineté alimentaire.
S’agissant du barrage de Kandadji, dont la vocation première est agricole avec des objectifs multiples tels que la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté à travers la régénération des milieux naturels et la production énergétique, les travaux se poursuivent normalement et le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage participe activement à toutes les phases de mise en œuvre du volet agricole.
Au-delà du niveau national, dans le cadre de la Confédération des Etats du Sahel (AES) plus précisément, la création de la Banque de Développement et d’Investissement, les actions prioritaires voire la définition d’une politique agricole confédérale permettront sans nul doute de répondre aux aspirations des populations sahéliennes.
Enfin, pour que toutes ces actions tant au niveau national que confédéral soient réalisées, il faut un financement conséquent et à ce sujet le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a indiqué que « le financement du secteur a atteint un niveau significatif », et qu’en 2025, « la programmation totale est de l’ordre de 75 milliards de FCFA ».
Moustapha Alou (ONEP)
