Mobilisation des femmes au sein de l’Organisation CGLU Afrique: Ne rien lâcher jusqu’à l’égalité des genres

Société

C’est bien le cas de le dire ; les femmes sont à l’honneur au sein de l’Organisation Cités et Gouvernement Locaux Unis(CGLU) Afrique. A l’issue de l’assemblée générale élective de cette faitière, qui a eu lieu lors du 9ème Sommet de Africités abrité par la ville de Kisumu au Kenya du 17 au 21 mai 2022, Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, Présidente du Conseil régional de Nouakchott, membre du Bureau de l’AIMF, a été élue à l’unanimité Présidente de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique(CGLUA ), succédant ainsi à une autre femme, la gabonaise, Mme Christine Mba Ndutume, élue de Libreville. Mais, les femmes membres des structures de CGLU Afrique ou du  Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), n’entendent pas pour autant dormir sur leurs lauriers. Elles maintiennent le cap, avec pour objectif l’atteinte de l’égalité des genres, ce qui du reste est l’une des principales ambitions de CGLU Afrique.


Parmi les Journées spéciales du Sommet Africités9, une était dédiée à la femme. Cette journée a été le cadre de la réaffirmation de l’une des principales ambitions de CGLU Afrique, qui vise à améliorer les droits des femmes jusqu’à ce que l’égalité des genres soit atteinte. Entre autre idée défendue au cours de la session de débats organisée par le Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA), les participants ont convenu qu’assurer la propriété foncière aux femmes à travers le continent est l’un des moyens d’atteindre cet objectif. Il s’agit, note-t-on, d’un facteur essentiel pour l’autonomisation sociale et économique des femmes africaines, qu’elles vivent en milieu urbain ou rural. Le rôle des femmes en tant qu’actrices du développement économique et durable des territoires doit être ainsi confirmé. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne du REFELA,  pour « l’autonomisation économique des femmes ».

« L’agriculture est le secteur le plus important dans la plupart de nos économies, contribuant à plus de 20 % du PIB, et elle dépend fortement des femmes pour le travail, le commerce et la transformation des produits agricoles. Par conséquent, si vous voulez vraiment émanciper les femmes et être inclusif dans le développement, il est important d’aborder le droit fondamental à la terre pour les femmes. Lorsque les femmes savent qu’elles possèdent la terre, elles peuvent prendre des décisions ayant un impact à long terme sur celle-ci. L’un des moyens d’y parvenir est de veiller à l’harmonisation des lois, telles que les lois traditionnelles, les lois sur le mariage, les lois foncières et les constitutions, afin d’éviter tout conflit et de faire en sorte que les constitutions garantissent les droits fonciers des femmes », a déclaré Joan Kagwanja, responsable de l’initiative sur la politique foncière de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.


A l’occasion de la journée de la femme d’Africités 9, le REFELA a présenté   » la Charte des autorités locales pour l’égalité des genres en Afrique », qui se veut un instrument politique en faveur du renforcement des droits des femmes au niveau des gouvernements sous-nationaux et locaux en Afrique. Ces règles engagent les territoires à lutter contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes afin de garantir leur inclusion dans les programmes de développement des villes et territoires d’Afrique.

Souley Moutari(onep),Envoyé spécial