Vue des officiels à l’ouverture des travaux
Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, a présidé hier, 4 Mars 2026, un atelier sur la mobilisation des ressources locales et l’investissement dans les secteurs sociaux de base. Au cours de cette activité de portée nationale, il s’agit de capitaliser les expériences probantes développées par certaines communes en matière de mobilisation fiscale, identifier et structurer des modèles performants susceptibles d’être étendus à l’échelle nationale, et élaborer de manière participative les bases d’une stratégie nationale de mobilisation des ressources fiscales locales, en cohérence avec les orientations du programme pour la refondation de la république.
A l’ouverture des travaux, le ministre de l’intérieur a souligné l’importance que revêt la mobilisation des ressources fiscales locales pour le développement socio-économique et culturel du pays. Le Général de Division Mohamed Toumba a aussi rappelé que le programme pour la refondation de la République, élaboré sur la base de la vision du président de la République a été clairement décliné dans la loi de finances pour l’année 2026, avec un accent particulier sur l’optimisation des recettes fiscales et l’amélioration de la performance budgétaire, tant au niveau national que local.
Le ministre a indiqué que l’optimisation des ressources des collectivités territoriales constitue un levier incontournable pour l’exécutif des communes afin de dérouler véritablement un plan de développement à la hauteur des attentes des populations. C’est en cela, a-t-il dit, que la décentralisation revêt tout son sens.
Par ailleurs, le ministre en charge de l’Administration du Territoire a estimé que pour atteindre les objectifs assignés à l’atelier, il faut s’inscrire dans une dynamique de stratégie de mobilisation des ressources locales adaptée à nos réalités socioéconomiques et culturelles. Le Général de Division a aussi ajouté qu’au regard de l’ambition de financer notre développement par nos propres moyens, il y a lieu de renforcer l’optimisation du potentiel et du civisme, de rationaliser les dépenses publiques, de faire recours stratégiquement aux instruments financiers nationaux et de développer le partenariat public–privé.
Enfin, le ministre de l’intérieur a formulé le vœu qu’au terme des travaux, une stratégie opérationnelle soit proposée, assortie d’outils pratiques et de mécanismes de suivi définissant précisément les rôles et responsabilités de chaque acteur. Il a également lancé un appel aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils s’inscrivent dans la nouvelle dynamique engagée par le Niger et qu’ils accompagnent les efforts de renforcement des capacités locales dans le respect des priorités nationales. A ce niveau, il a exprimé la reconnaissance du gouvernement à l’ensemble des partenaires qui accompagnent le pays dont notamment l’UNICEF pour son appui multiforme aux secteurs sociaux prioritaires.
Auparavant, la représentante résidente de l’UNICEF au Niger, Mme Djanabou Mahondé, a apprécié les efforts entrepris par le gouvernement pour l’optimisation des ressources locales. « Depuis 2023, le soutien de l’UNICEF pour l’optimisation des ressources fiscales locales et les investissements dans les secteurs sociaux clé déployés dans 44 communes des régions de Diffa, d’Agadez et de Tahoua, soit 17% en termes de couverture illustre de manière concrète le potentiel exploitable et la grande résilience des communes. Sous la maitrise d’ouvrage de ces dernières et avec l’appui des services techniques, cette approche a permis d’atteindre un taux de mobilisation de certaines catégories d’impôts allant jusqu’à 100% et d’accroitre significativement la dépense sociale dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement », a-t-elle fait savoir.
Pour la représentante résidente de l’UNICEF, cet atelier permettra de saisir les opportunités pour revisiter les différentes expériences et initiatives porteuses pour un passage à l’échelle réussie, avec l’appui des partenaires. Il permettra, a-t-elle dit, de mieux structurer et d’harmoniser les démarches afin de construire un modèle robuste et soutenable. Par ailleurs, Mme Djanabou Mahondé a réitéré la volonté de l’UNICEF et des partenaires à poursuivre cet accompagnement à l’effet de renforcer les efforts visant l’amélioration des conditions de vie des populations.
Pour sa part, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna a souligné l’importance de la mobilisation des ressources fiscales locales pour les régions et au-delà, pour le pays. L’ouverture de cet atelier a été marquée par la projection d’une vidéo sur la mobilisation des ressources fiscales locales.
Rahila Tagou (ONEP)
