Des fidèles de la mosquée
Les sociétés modernes sont souvent pluralistes, où chaque citoyen est libre de pratiquer sa religion sans difficulté. La Chine, depuis plusieurs décennies, a emprunté cette voie avec la coexistence de nombreuses religions, dont l’islam. Aujourd’hui, il est fréquent de voir des mosquées en Chine où les fidèles jouissent de la liberté de culte, conformément aux lois et aux principes démocratiques.
Parmi ces mosquées figure celle de Tongxiang, au Xinjiang. Dénommée « Mosquée orientale de Tongxiang », elle est citée comme un lieu de culte moderne et un exemple qui participe à la promotion de l’unité nationale et de la cohésion entre les peuples.
Située dans la ferme Wuyi de la 12e Division, la mosquée orientale de Tongxiang a été construite en 2016. Elle couvre une superficie de 4 000 mètres carrés. A l’instar des autres lieux de culte, la gestion des mosquées est encadrée et soutenue par l’Etat. A cet effet, un comité de gestion est mis en place pour mieux encadrer les activités religieuses et aider les fidèles à accomplir leurs actes d’adoration quotidiens dans de meilleures conditions. Les membres du comité sont pris en charge par l’État. L’imam perçoit un salaire mensuel d’environ 350 000 FCFA, et la mosquée bénéficie également d’une subvention de fonctionnement.

Pour le cas de la mosquée orientale de Tongxiang, elle est équipée d’installations modernes et d’une bibliothèque, répondant à la fois aux besoins quotidiens, spirituels et culturels de la communauté religieuse. L’aménagement paysager autour de la mosquée a été planifié de manière uniforme par la ferme Wuyi et nommé « Forêt de l’unité ethnique », symbolisant la croissance continue de l’unité entre les ethnies. Chaque année, les autorités accordent à des centaines de fidèles la possibilité d’effectuer le pèlerinage en terres saintes de l’islam, à la Mecque.
Selon les fidèles de la mosquée orientale de Tongxiang, le mode de gouvernance des mosquées en Chine et l’implication des autorités à tous les niveaux constitue un modèle à saluer et à partager. « L’islam est une religion de paix. Notre mosquée est ouverte à tous. Nous travaillons énormément pour faire de notre pays un havre de paix. Dans cette région, les Ouïgours sont majoritaires, et il y a donc plus de musulmans qui se mobilisent au quotidien pour promouvoir la coexistence pacifique, le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Nous remercions les autorités pour leur attention, leur considération et le respect de notre foi. En tant qu’imam, j’ai bénéficié de nombreux privilèges de la part de l’État chinois. Ma fille a bénéficié d’une bourse de l’État pour étudier dans le domaine des sciences et technologies à Pékin. Actuellement, elle travaille à Shanghai. Si dans tous les pays, les États accompagnaient les leaders religieux, ils seraient davantage impliqués et contribueraient sans doute au développement socio-économique de leur pays. J’ai effectué deux fois le pèlerinage et j’ai conduit des délégations composées de centaines de fidèles, uniquement pour le compte de notre province. Tout a été entièrement pris en charge par l’État », a déclaré l’imam Chen Yun, premier responsable de la mosquée orientale de Tongxiang.
Cette mosquée est la preuve vivante qu’en Chine, les autorités accordent un intérêt particulier à la liberté de culte, dans un esprit de tolérance, de cohabitation pacifique et d’harmonie.
Abdoul-Aziz Ibrahim à Ürümqi
