Les travaux d’un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO s’ouvrent ce vendredi matin à Niamey, sous la présidence de SEM. Issoufou Mahamadou, Président en exercice de la CEDEAO. Il s’agira principalement de se pencher sur la situation d’impasse politique qui règne depuis quelques jours en Guinée Bissau après le limogeage et le remplacement, par le Président José Mario Vaz, du Premier ministre Aristide Gomes qui a refusé de partir, fort du soutien de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ONU. Une situation qui vient ainsi plomber le processus électoral en cours dans le pays, les élections présidentielles étant prévues pour se dérouler le 24 novembre prochain.
Il faut rappeler qu’en prélude à ce Sommet extraordinaire de Niamey, le comité ministériel de suivi de la CEDEAO pour la Guinée-Bissau a effectué, le 3 novembre dernier, une mission d’évaluation de la situation politique du pays. Cette mission conduite par le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, M Kalla Ankourao, a rencontré successivement le Chef de l’Etat, SEM. José Mario Vaz, le Premier Ministre Aristides Gomes, le Président de la Commission Nationale des Elections (CNE) et les cinq partenaires internationaux de la Guinée-Bissau. Comme le souligne le communiqué de presse rendu public par la mission, à toutes ces rencontres, le comité ministériel a rappelé la teneur et les positions clairement affirmées de la CEDEAO.
Ainsi, la CEDEAO apporte « son soutien plein et entier au Premier Ministre Aristides Gomes, dont le programme de gouvernement vient d’être approuvé par l’Assemblée Nationale Populaire le 15 octobre 2019 confirmant ainsi la confiance et le soutien du Parlement au gouvernement ». De même le Comité a souligné « le caractère illégal du décret démettant le gouvernement dans un contexte de fin du mandat constitutionnel du Président de la République et par rapport aux décisions du Sommet d’Abuja du 29 juin 2019 ».
Assane Soumana(onep)