Lors de la cérémonie d’ouverture ...
Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD), organise, du 22 au 24 juin 2026 à Niamey, l’atelier régional de la revue à mi-parcours du Projet 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS). Ce programme vise à renforcer durablement la résilience alimentaire et nutritionnelle des populations du Sahel face aux aléas climatiques et aux crises récurrentes.
Dans son mot d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Ousman Abdou, a indiqué que la présente revue à mi-parcours intervient après environ trente (30) mois de mise en œuvre du programme et constitue une étape essentielle dans le cycle de gestion du projet. Selon lui, elle offre l’opportunité de faire un bilan objectif des réalisations, d’apprécier les performances enregistrées, d’identifier les contraintes rencontrées et de définir les ajustements nécessaires pour maximiser l’impact des interventions au cours de la période restante. « Je suis convaincu que les échanges qui se dérouleront au cours des trois prochains jours permettront de dégager des orientations stratégiques fortes pour améliorer l’efficacité du programme et consolider les acquis déjà enregistrés dans nos pays », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, M. Ousman Abdou a réaffirmé l’engagement du Gouvernement du Niger à poursuivre sa collaboration étroite avec la Banque Africaine de Développement, le CILSS et l’ensemble des partenaires afin d’assurer la réussite du P2-P2RS et de toutes les initiatives concourant au renforcement durable de la résilience des populations sahéliennes.
Pour sa part, le secrétaire exécutif adjoint du CILSS, Dr. Ouédraogo Sylvain Nafiba, a souligné qu’au-delà de sa portée régionale, le Programme constitue également une contribution significative aux ambitions de la Commission Climat pour la Région du Sahel, de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte et des Etats membres engagés dans la transformation durable des systèmes de production et des territoires sahéliens.
De plus, a-t-il ajouté, les effets du changement climatique, la dégradation continue des ressources naturelles, les crises sécuritaires, les déplacements de populations et les chocs économiques continuent de fragiliser les moyens de subsistance de millions de ménages sahéliens. « Face à ces défis multidimensionnels, notre responsabilité collective est de garantir que chaque investissement réalisé dans le cadre du P2-P2RS contribue effectivement à renforcer la résilience des populations, à restaurer les écosystèmes à améliorer l’accès aux infrastructures productives et à promouvoir des systèmes alimentaires plus inclusifs, plus durables et plus résilients », a-t-il dit.
Auparavant, le chef de division recherche agricole, production et durabilité de la BAD, M. Laouali Garba, a annoncé que le programme P2RS est lancé en 2014 et s’étend sur vingt ans, structuré en quatre projets quinquennaux. Ainsi poursuit-il, le premier projet, doté d’un budget de 250 millions USD, a été achevé en 2024 et couvrant sept pays. Il visait à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de près de trois millions de personnes. « Le Projet 2 (P2-P2RS) qui capitalise les acquis du premier, repose sur notamment la résilience climatique des productions agro–sylvo-pastorales et halieutiques ; le développement des chaines de valeur ; le renforcement des institutions régionales (CILSS, APGMV, CCRS) », a-t-il expliqué.
Aussi, M. Laouali Garba a signalé que le financement total de ce projet 2 s’élève à 220 milliards FCFA, dont 168 milliards apportés par la BAD, 37 milliards par la BOAD et 4,7 milliards par le Fonds climatique canadien, avec une contribution de 15.7 milliards FCFA des pays du CILSS et des bénéficiaires. Il couvre neuf pays, avec une coordination régionale assurée par le CILSS.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
