Vue de la table de séance ...
Le comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie était, le 22 juillet 2026, aux côtés de la jeunesse nigérienne par le biais du Conseil national de la jeunesse. L’objectif de cette rencontre tenue dans le bâtiment de l’ancienne maison de la presse est d’échanger avec la jeunesse, de lui présenter une communication sur les réalisations du Fonds, ainsi que les différentes sources de prélèvements et des affectations faites des ressources mobilisées. Loin d’être une communication à sens unique, c’était également un espace d’échanges pour les jeunes, pour apporter leur contribution, demander plus de renseignements, mais aussi pour solliciter plus de financements ou d’amélioration des ressources affectées à la création d’emplois pour les femmes et les jeunes.
Dans sa présentation du bilan, des objectifs et des missions assignées au FSSP, de sa création à la date du 22 juillet, Mme Réki Moussa Djermakoye a fait savoir qu’une grande part des ressources du Fonds sont actuellement utilisées dans le cadre de la défense nationale, de la sécurité et du projet de la grande irrigation. Elle a aussi, dans son exposé, exhorté les jeunes à poser des questions à bâtons rompus dans le cadre de l’amélioration de la gestion et de l’allocation des ressources. Cet exercice est devenu courant pour le Fonds de solidarité dans le cadre de sa communication de sensibilisation, de sa visibilité et de la transparence de ses actions. Le président du Conseil national de la jeunesse a souligné que tous les grands projets d’envergure structurants, toute la dynamique qui est construite autour de la refondation, reposent sur la jeunesse. Il s’est dit fier de constater que les jeunes sont en train de prendre conscience de leur place et sont engagés à aller dans ce sens. « Aujourd’hui, toutes les forces vives de la nation se bousculent pour aller apporter leur contribution, mobilisent la population à travers le pays pour donner leur contribution, minime soit-elle. Les structures de jeunesse en ont fait déjà. Nous sommes aujourd’hui là pour dresser avec vous, pour nous expliquer un peu le bilan des réalisations et de la collecte, pour voir aussi quelles sont les différentes réorientations des objectifs de ce fonds », a-t-il indiqué.

M. Ibrahim Idrissa a, en outre, rappelé aux jeunes présents dans la salle que la question sécuritaire ne relève pas uniquement de la responsabilité des autorités, mais concerne avant tout la jeunesse, qui est à la fois un acteur clé dans la lutte contre l’insécurité et l’une de ses premières victimes. « Notre engagement doit se traduire par des actions concrètes sur le terrain. Nous devons également renforcer nos efforts de mobilisation afin d’accroître les contributions destinées à alimenter ce fonds », a-t-il soutenu.
Pour le conseiller du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Bafadé Adamou Mourtala, le FSSP est un outil de souveraineté nationale qui permet, à travers les fonds mobilisés, de réaliser beaucoup d’actions, de financer l’acquisition des équipements des Forces de Défense et de Sécurité et le développement, mais aussi d’accompagner la jeunesse dans la création et le développement des entreprises.
« Je pense que, s’il y a une catégorie de personnes qui doit se mobiliser, c’est bien nous, les jeunes. Nous serons au premier plan dans la mobilisation, les efforts et toutes les activités auxquelles nous serons appelés à participer », a-t-il déclaré.
Hamissou Yahaya (ONEP)
