Réunion de l’UEMOA des ministres en charge de la santé, de la sécurité et des transports terrestres : Réfléchir sur l’éventuelle réouverture des frontières terrestres

Société
Spread the love

Sharing is caring!

Le ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux Soins Pr. Moustafa Mijiyawa a présidé, le mardi dernier par visioconférence, la réunion des ministres en charge de la santé, de la sécurité et des transports terrestres de l’UEMOA. La réunion s’est penchée sur l’ouverture des frontières terrestres au sein de l’espace.

Après la validation du projet de l’ordre du jour, il a été examiné le rapport élaboré par les experts, qui se sont réunis durant deux jours pour préparer cette réunion. Il s’est agi au cours de la session d’analyser la situation de la pandémie de Covid-19 au sein de l’UEMOA ; de discuter des contraintes rendant difficiles la réouverture des frontières terrestres et proposer des solutions ; de valider le projet de protocole de réouverture des frontières terrestres de l’Union qui a été soumis à l’assistance et enfin de convenir d’un chronogramme de mise en œuvre des mesures préconisées.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins du Togo a d’abord rappelé que la pandémie à la Covid-19 a conduit de nombreux pays à prendre des mesures visant à en endiguer la propagation. A cet effet, des pays ont procédé à la fermeture des frontières pour atténuer la propagation de la pandémie. Certes, la fermeture des frontières a sans nul doute limité le nombre de cas importés, mais elle a entrainé d’importantes conséquences socio-économiques, corrélées à la durée de sa mise en œuvre. «Il convenait de faire la balance entre les bénéfices sanitaires attendus et l’impact négatif socio-économique vécu. De cette démarche a résulté l’autorisation de la circulation des marchandises et celle de la réouverture progressive des frontières aériennes par de nombreux pays à partir du mois d’août 2020» a déclaré Pr. Moustafa Mijiyawa.

Le ministre togolais a par ailleurs rappelé qu’à la date du Mardi 28 Septembre 2021, seules les frontières terrestres restent fermées, entravant la libre circulation des populations. D’après lui, la fermeture des frontières a engendré la multiplication des voies de passages clandestines en raison de la porosité des frontières. «Il paraît ainsi raisonnable d’envisager la réouverture de ces frontières sous certaines conditions à examiner, afin de trouver un équilibre entre les impératifs sanitaires et les impératifs socio-économiques» a souligné Pr. Moustafa Mijiyawa.

Auparavant, le président de la Commission de l’UEMOA, M. Abdoulaye Diop a noté que les autorités des pays membres de l’UEMOA, prenant cependant toute la mesure de l’impact socioéconomique négatif de ces fermetures de frontières et tenant compte des leçons apprises des premiers mois de la pandémie, ont rapidement décidé de la réouverture des frontières aériennes entre ses pays, assortie d’un ensemble de mesures de précaution sanitaire. Il a cependant relevé que plus d’un an après la réouverture des frontières aériennes, la plupart des frontières terrestres de l’Union restent encore fermées. Cette situation, précise-t-il, prive la très grande majorité des concitoyens de l’usage d’un des droits fondamentaux consacrés par le Traité constitutif de notre Union : celui de circuler librement entre les Etats membres.

«Bien que les urgences d’ordre sanitaire fassent partie des motifs prévus par le Traité pour restreindre la liberté de circulation, il appartient aux décideurs que nous sommes de veiller à limiter cette restriction dans le temps. Il est également important que les citoyens ne perçoivent pas de différence de traitement entre eux, uniquement basée sur le mode de transport auquel ils ont accès», a estimé M. Abdoulaye Diop. C’est pour répondre à cette préoccupation forte que le Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, SE Rock Marc Christian KABORE a instruit la Commission à l’effet de lui formuler, dans les meilleurs délais, en concertation avec les ministres, des propositions concrètes pour permettre la réouverture des frontières terrestres encore fermées entre les pays. Une fois adoptées, ces propositions seront transmises aux Chefs de l’Etat par le Président de la Conférence de l’espace communautaire.

 Laouali Souleymane(onep)