Lors de la séance de travail
Le Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, M. Ali Mahaman Lamine Zeine a eu, le jeudi 02 octobre 2025 à son cabinet, une séance de travail avec une délégation de la Banque Mondiale conduite par M. Ousmane Diagana, vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. A l’issue de ces travaux, le Vice-président de la BM a animé un point de presse dans lequel il a souligné le partenariat diversifié qui lie la Banque Mondiale et le Niger et qui monte aujourd’hui à environ 4,3 milliards de dollars américains, essentiellement sous forme de don et quasi-dons.
M. Ousmane Diagana a, de prime à bord, expliqué que la Banque Mondiale intervient dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie à travers le projet HASKE ; les routes, un projet très important dont l’accord de partenariat de financement a été signé récemment entre le Niger et la Banque Mondiale concernant la réhabilitation de la route Maradi-Zinder. Concernant l’Agriculture il y a l’opération multi-phase qui appuie à la fois ce secteur, mais également celui de l’élevage qui sera exécuté sur une période de 10 ans pour un montant d’environ 1 milliard de dollars américains. Pour ce qui est de l’éducation, la santé et la protection sociale, a-t-il ajouté, la Banque Mondiale est le premier partenaire financier du Niger.
M. Ousmane Diagana a aussi souligné un des objectifs de sa mission avec ses collègues qui est de passer en revue l’état d’exécution de tous ces programmes de façon à avoir une idée claire des progrès qui ont été accomplis en termes de résultats et d’impact, mais également de défis à relever. Le deuxième objectif est que la Banque Mondiale est en train de préparer son cadre de partenariat avec le Niger, cadre qui va guider ses interventions sur les prochaines années. « Mes collègues ici à Niamey ont commencé des discussions techniques avec le gouvernement et les différentes parties prenantes déjà depuis quelques temps », a-t-il précisé. Un autre secteur extrêmement important a-t-il relevé, est celui de la santé, pour que le bien-être des populations soit un facteur d’épanouissement de l’économie sociale, mais également pour qu’on puisse à travers la disponibilité par exemple des médicaments réduire le poids de leur importation sur le budget de l’Etat. Un dernier secteur qui n’est pas le moindre, c’est la production manufacturière sur la base de la transformation de certains produits du Niger.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
