Moustapha Alou
Les différents passages des membres du gouvernement dans le cadre d’un entretien-bilan mettent en lumière les réformes sectorielles engagées ou en cours de mise en œuvre et les perspectives heureuses qui pointent à l’horizon dans ce Niger refondé, ce Niger nouveau.
Les grands axes de toutes ces réformes sont clairement énoncés dans la Vision pour un Niger véritablement indépendant et prospère du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
En effet, au cours de cette refondation, il s’agit pour les gouvernants de mener des réformes politiques, économiques, sociales, culturelles, administratives et institutionnelles inspirées de notre vécu, nos cultures et traditions.
Les objectifs de toutes ces réformes dont certaines sont, du reste déjà conçues et mises en œuvre depuis un an, c’est-à-dire depuis la promulgation de la Charte de la Refondation par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani sont de renforcer la souveraineté nationale et consolider l’Etat de droit dans le Niger nouveau.
En outre, la refondation en cours dans notre pays se chargera de réformer le système éducatif en vue de l’adapter aux valeurs socioculturelles et aux besoins de développement national, promouvoir le mérite, la bonne gouvernance, la justice sociale ainsi que la lutte contre la corruption et l’impunité.
Les réformes prévues concerneront aussi la vie politique, l’environnement institutionnel et administratif qui doivent être débarrassés des dérives et pratiques contraires aux principes du Niger nouveau et aux valeurs de la refondation.
Le constat fait par le Chef de l’Etat est clair : « Force alors est constater que les cadres institutionnels, les politiques publiques, les choix économiques et les efforts en matière de sécurité jusqu’ici déployés par le Niger n’ont pas permis d’atteindre les objectifs de développement et de paix escomptés et sont en deçà des espérances légitimes du peuple nigérien ».
Pour le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, si une partie des explications de ce tableau pas du tout reluisant tient à des facteurs exogènes, « nous devons reconnaître sans complaisance que la responsabilité de cette situation incombe également aux Nigériens ».
Cette mauvaise donne est, en vérité, « le résultat du délitement du sens patriotique, de la mauvaise conception du bien public et de l’intérêt général, du relâchement des liens de solidarité ainsi que notre rapport à l’Etat ; des contre-valeurs qui tranchent d’avec nos valeurs culturelles et religieuses profondes de probité morale, d’abnégation, de courage et d’entraide.
Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a décliné quatre (4) conditions nécessaires pour justement faire face à ces défis.
La première condition est la capacité des dirigeants nigériens à décider souverainement et à défendre de façon patriotique les intérêts nationaux. Ce qui suppose, une véritable indépendance politique et une profonde culture de l’Etat.
La seconde est la maîtrise par l’Etat de ses ressources minières, énergétiques et pétrolières qui permettra à court, moyen et longs termes de renforcer les capacités et l’autorité de l’Etat et la mise en œuvre de véritables politiques publiques dans tous les secteurs .
La troisième est la bonne gouvernance qui implique la mise en place d’institutions politiques efficaces adaptées à nos réalités et aspirations, la promotion de l’intérêt général, la lutte contre la corruption, la justice sociale et le respect du caractère sacré des biens publics.
La quatrième condition est la remise des Nigériens au travail en mobilisant les jeunes et les femmes pour des travaux d’intérêt général et la production de la richesse nationale dans tous les secteurs.
Toutes ces conditions sont prises en compte dans les différentes réformes prévues dans le Programme pour la Refondation de la République (PRR) 2025-2029.
Moustapha Alou (ONEP)
