A l’ouverture de la session
Le président de l’Observatoire National de la Communication (ONC), M. Ibrahim Manzo Diallo, a présidé, lundi 29 juin 2026 à Niamey, l’ouverture de la session ordinaire de l’ONC au titre du mois de juin 2026. Plusieurs points relatifs à l’avenir du paysage médiatique nigérien sont inscrits à l’ordre du jour de ces assises dont la composition, les attributions et le fonctionnement du Conseil de Presse et du Conseil de Publicité.
Cette session examinera plusieurs textes importants pour l’avenir du paysage médiatique nigérien dont le projet d’ordonnance portant régime de la presse électronique, un texte attendu qui vise à mieux encadrer les activités des médias numériques tout en favorisant leur développement dans un environnement professionnel et responsable. La session se penchera également sur le projet de délibération portant sur la gouvernance communicationnelle en lien avec la mobilisation générale. « En effet, dans le contexte actuel de notre pays, ce texte revêt une importance particulière en ce sens qu’il vise à promouvoir une communication cohérente, responsable et adaptée aux enjeux de préservation de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la résilience collective », a dit le président de l’ONC.
Ensuite, les membres de l’ONC se prononceront sur les projets de délibération relatifs à la composition, aux attributions et au fonctionnement du Conseil de Presse et du Conseil de Publicité. « Ces organes constituent des instruments essentiels pour renforcer l’autorégulation, promouvoir l’éthique et la déontologie professionnelles et garantir une meilleure qualité des contenus médiatiques et publicitaires », a estimé M. Ibrahim Manzo Diallo.
A cela s’ajoute l’examen du projet de délibération déterminant les conditions d’attribution, de renouvellement, de suspension, d’annulation et de retrait de la carte de presse du journaliste professionnel. « Cette réforme constitue une étape majeure dans le processus de professionnalisation du secteur des médias au Niger. La carte de presse ne doit pas être perçue comme une simple formalité administrative parce qu’elle constitue avant tout un instrument de reconnaissance professionnelle, de protection du journaliste dans l’exercice de sa mission et de garantie de crédibilité auprès des citoyens », a-t-il fait remarquer.
Selon le président Ibrahim Manzo Diallo, les réformes envisagées visent notamment à renforcer les critères d’éligibilité, prendre en compte les évolutions du paysage médiatique, améliorer les mécanismes de contrôle et garantir que cette distinction professionnelle demeure réservée aux acteurs qui exercent effectivement le métier dans le respect des exigences éthiques, déontologiques et professionnelles. « A travers cette réforme, l’ONC entend contribuer à l’assainissement du secteur, à la valorisation du métier de journaliste et au renforcement de la confiance du public envers les professionnels de l’information », a-t-il déclaré. Enfin, la session examinera les rapports des missions de contrôle de conformité technique effectuées par les services de l’ONC, de se prononcer sur certaines demandes d’autorisation relevant de la compétence de l’ONC et d’apprécier les suites données à plusieurs décisions prises par l’institution dans le cadre de sa mission de régulation.
Le président de l’Observatoire National de la Communication a précisé que les textes qui sont soumis à l’appréciation de l’ONC participent tous d’une même ambition qui est celle de bâtir un espace médiatique moderne, responsable, professionnel et pleinement engagé dans la défense des intérêts supérieurs de la Nation. « Dans un contexte marqué par la multiplication des menaces sécuritaires, informationnelles et technologiques, la régulation de la communication apparaît plus que jamais comme un levier stratégique de stabilité, de cohésion sociale, de souveraineté nationale et de consolidation de notre trajectoire de refondation », a-t-il indiqué.
Abdoulaye Mamane (ONEP)
