La 2è promotion de l’école de guerre, avec la hiérarchie militaire et leurs encadreurs
Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, assurant l’intérim de son homologue de la Défense Nationale, a présidé le jeudi 13 août 2026 à la circonscription militaire de Niamey, la cérémonie de sortie de la deuxième promotion de l’École de Guerre. Cette promotion, composée d’une trentaine d’officiers, a suivi un programme de haut niveau conçu pour développer leurs capacités d’analyse, de réflexion stratégique et leurs outils de commandement des opérations interarmées. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef d’état-major des armées, des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), des officiers généraux et de plusieurs invités.
Au cours de cette cérémonie, les stagiaires ont reçu leurs diplômes avec une moyenne générale de 15,11/20. Parmi ces récipiendaires, quatre officiers stagiaires ont été distingués successivement par l’attribution d’un prix d’excellence, d’un prix d’honneur, d’un prix d’encouragement et d’un prix du meilleur mémoire de géopolitique.
D’après de le ministre de la Défense Nationale par intérim, les stagiaires ont été, durant leur formation, soumis à de nombreux exercices de planification opérationnelle qui leur ont permis de toucher aux réalités du commandement interarmées sur le terrain. De plus, a-t-il poursuivi, pour compléter le cycle du travail intellectuel, chacun des stagiaires a rédigé un mémoire de géopolitique, selon les règles de l’art académique. Ils ont ainsi produit des travaux de qualité qui viendront enrichir l’expertise nigérienne sur les questions de défense et de sécurité. « Au-delà de la reconnaissance académique, le diplôme que vous recevrez aujourd’hui vous engage à une responsabilité particulière envers la Nation qui attend tant de vous, dans notre contexte sécuritaire caractérisé par des défis multiples », a lancé, à l’endroit des récipiendaires, le ministre d’Etat.
Le Général de Division Mohamed Toumba a exhorté les officiers stagiaires de l’École de Guerre à demeurer fidèles aux valeurs qui fondent l’action de nos institutions : le patriotisme, l’intégrité, la discipline, le sens élevé du devoir, la loyauté et le service exclusif de l’intérêt national. Il a ensuite félicité et encouragé le Commandement et les cadres civils et militaires de l’École de Guerre pour leur inestimable contribution à la réussite de cette année académique.
Pour sa part, le Commandant de l’École Militaire Supérieure, le Colonel-major Raphiou Coulibaly, a rappelé que la 2è promotion de l’École de Guerre a effectué sa rentrée académique le 23 octobre 2025. « Précédée d’une (1) année de préparation, l’École de Guerre se situe au deuxième niveau de l’enseignement militaire supérieur où la géopolitique, la stratégie et la conception, la planification et la conduite de niveau opératif et stratégique sont notamment abordées. Tourné vers les opérations interarmées, l’enseignement de l’École de Guerre est focalisé sur la préparation à l’exercice de responsabilités au niveau opératif et la maîtrise de l’art opératif. Sa scolarité est sanctionnée par l’attribution du brevet d’enseignement militaire supérieur de 2è degré ou brevet d’École de Guerre, couplé à un master en stratégie et défense », a-t-il expliqué.
Pour le Colonel-major Raphiou Coulibaly, la vocation de l’École de Guerre est de préparer les officiers supérieurs aux fonctions supérieures de commandement, d’état-major ou de direction destinées à armer l’échelon de conception au sein des armées et à tout autre poste où s’élabore et s’exécute la politique de sécurité nationale. « Cette fin de formation du deuxième degré de l’enseignement militaire supérieur consacre désormais votre aptitude à concevoir, planifier et conduire des opérations interarmées aux niveaux opératif et stratégique », a-t-il souligné. Le Commandant de l’École Militaire Supérieure a salué les efforts du directeur des études, des cadres professeurs de groupe de l’École de Guerre et des chefs de groupement d’enseignement de l’École Militaire Supérieure pour leur contribution à la réussite de cette formation.
Yacine Hassane (ONEP)
