Table ronde technique préparatoire du Forum Africain des Femmes Transformatrices : Valorisation des efforts des femmes en faveur du développement durable

Société

Une table ronde technique préparatoire du Forum Africain des Femmes Transformatrices s’est ouverte hier matin au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey. Le forum des femmes transformatrices est prévu du 18 au 25 Novembre 2022 à Niamey en marge du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaines sur l’industrialisation du continent. L’ouverture des travaux, placée sous les auspices de l’épouse du Premier ministre, Mme Hadiza Ouhoumoudou, représentant la Première Dame et présidente de la Fondation Noor, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires soutenant la participation de la femme au développement ainsi que des représentants de plusieurs pays du continent africain.

Cette table ronde préparatoire du Forum vise particulièrement à accroitre les conditions de mise en place d’un plaidoyer efficace à déployer auprès des Chefs d’Etat et de Gouvernement surtout auprès de leurs épouses ainsi qu’auprès des autres partenaires et décideurs qui seront au rendez-vous de Niamey en Novembre.

A l’ouverture des travaux, l’épouse du Premier ministre a remercié le gouvernement nigérien ainsi que les initiateurs et acteurs de la mise en œuvre de ce projet qui vise à améliorer la participation de la femme au développement de nos pays respectifs. Elle a ensuite rappelé les missions de la Fondation Noor qui, consistent à entre autres à accompagner les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du Programme de la Renaissance acte III. «Elle a comme objectifs spécifiques de promouvoir l’égalité et l’inclusion des femmes et des jeunes, d’améliorer la santé et le bien-être de la population, d’améliorer l’accès et le maintien à une éducation de qualité, de promouvoir les possibilités continues d’apprentissage, de promouvoir la paix et les droits humains, de renforcer la résilience des populations, de préserver l’environnement, de promouvoir l’égalité, d’accroitre la participation de la femme au développement à travers toute action renforçant son autonomisation», a-t-elle expliqué.

Pour Mme Hadiza Ouhoumoudou, cette réunion cadre avec les objectifs et missions de la fondation Noor. C’est pourquoi, elle a réitéré la disponibilité de la fondation à mobiliser les Premières dames du continent pour leur participation au forum en vue d’accompagner les efforts des femmes transformatrices dans le cadre de l’industrialisation du continent et surtout pour une grande autonomisation de la femme africaine.

Quant à la ministre de l’Industrie et de l’Entreprenariat des Jeunes, Mme Gourouza Magagi Salamatou, elle a rappelé que lors de la 35ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenue à Addis Abéba du 5 au 6 févier 2022, le Président Bazoum a, dans son adresse à ses paires et aux populations africaines félicité des avancées réalisées par notre continent notamment, avec la mise en prise de la zone de libre-échange continentale africaine. «Cet instrument doit nous servir à développer le commerce entre nos pays et mettre fin à cette situation inadmissible relevée par la Banque africaine de développement consistant dans le fait que les échanges intra-africains représentent seulement 16% de notre commerce extérieur», a-t-elle souligné. Citant le Président, la ministre a estimé que l’Afrique devrait continuer les discussions techniques et accélérer la mise en œuvre du Programme de développement des Infrastructures (PIDA), de la Convention de Yamoussoukro sur le Transport aérien en Afrique ainsi que l’adoption rapide d’un système harmonisé des paiements et échanges financiers.

Dans son mot de bienvenue, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Mme Allahoury Aminata Zourkaleini, a rappelé l’engagement des autorités à accompagner l’autonomisation des femmes à travers l’adoption de la Politique genre ainsi que la Stratégie nationale d’autonomisation économique des femmes. Pour Mme Allahoury, le Sommet des femmes transformatrices aura pour objectif d’échanger sur les expériences réussies et d’apporter une réponse pratique aux difficultés de visibilité et d’impact commerciales des entreprises des femmes. D’après la ministre en charge du genre, ce sommet sera aussi l’occasion de formuler des recommandations en forme d’actions et de plaidoyers autour des reformes prioritaires afin d’améliorer l’environnement des affaires et renforcer leur autonomisation économique.

Auparavant, la responsable de la Division Industrie à la Direction du développement économique, du commerce, de l’industrie et des mines de l’Union africaine, Mme Ron Osman Omar a estimé qu’en adoptant des reformes appropriées, l’Afrique peut prendre le relais de l’Asie, devenir le prochain moteur de la croissance mondiale et devenir dans un horizon relativement cours la puissance économique du monde. Elle a soutenu que l’industrialisation est à la fois l’outil le plus efficace pour créer des emplois et promouvoir les chaines des valeurs à travers la valorisation des productions agricoles, minières et énergiques.

Quant à la Chargé de programme au CIPE (Centre International pour l’entreprise privé), Mme Eloise Roos-kilhoffer, elle a déclaré que, le CIPE fait de l’autonomisation des femmes une priorité. C’est à ce titre, note-t-elle que, le Programme soutient les femmes (pas seulement des femmes d’affaires ou entrepreneurs mais tout simplement les femmes engagées) à travers un dialogue sur la crise économique des femmes en Afrique et dans le monde. Cela en vu de renforcer les capacités de leadership des femmes, le partage des connaissances et leur mise en relation.

Pour sa part, la Directrice du Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), Mme Ngone Diop a rappelé que, c’est au Niger que plusieurs pays ont signé l’accord sur la Zlecaf en marge du Sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine de 2019, un accord sans précédent pour accélérer la transformation structurelle de notre continent afin de parachever un développement économique et social, un développement inclusif, transformationnel dont le fruit bénéficiera aux populations africaines. Pour Mme Ngone Diop, il est tout à fait logique qu’un sommet sur la diversification et l’industrialisation de l’Afrique se tienne au Niger en marge duquel se tiendra celui des femmes transformatrices actrices de l’industrialisation de notre continent dans le  cadre de la mise en œuvre de la Zlecaf.

Mamane Abdoulaye(onep)