Troisième réunion du comité de pilotage du Guichet pour le Niger du projet « Fonds pour la Stabilisation de la Région du Bassin du Lac Tchad » : Une approche flexible et acceptée par les acteurs

Société
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Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Alkache Alhada a présidé, hier matin à Niamey, l’ouverture des travaux de la troisième réunion du comité de pilotage du Guichet pour le Niger du projet « Fonds pour la Stabilisation de la Région du Bassin du Lac Tchad ». Au cours de ces échanges, les participants ont réfléchi sur cette démarche qui a commencé à apporter ses fruits en terme de résilience de la population de la Région du Lac Tchad tout en se penchant sur la possible duplication dans le Liptako Gourma afin de créer les conditions de relèvement et de résilience de la Région de Tillabéri face à l’insécurité.

A l’ouverture des travaux, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, et des Affaires Coutumières et Religieuses, également président du comité de pilotage du Projet « Fonds pour la Stabilisation de la Région du Bassin du Lac Tchad » (FSR/LT) a précisé que le bilan de la mise en œuvre des activités du projet, au cours des douze mois (janvier 2020 à janvier 2021) doit « nous réjouir à plus d’un titre au regard de la dynamique impulsée et de la renaissance de l’espoir au sein de nos vaillantes populations de Bosso, très éprouvées par la crise sécuritaire dans le bassin du lac Tchad ». C’est cet espoir que « nous avons lu sur les visages des populations lors de notre visite du 17 novembre 2020 à Bosso. Cette visite nous a permis d’une part, de constater les résultats des efforts importants consentis par le Gouvernement, soutenu par les partenaires techniques et financiers et l’accompagnement désintéressé du PNUD, et d’autre part, de nous imprégner de l’enthousiasme des populations, en particulier les femmes et les jeunes à participer à la mise en œuvre des actions du projet », a-t-il déclaré.

Entre autres résultats, le ministre Alkache a cité des infrastructures administratives et socio-économiques réhabilitées et de nouvelles réalisées, l’unité spéciale de la sécurité de proximité déployée et appuyée en véhicules et matériels de communication en vue de renforcer sa mobilité dans un territoire aussi immense que la Région de Diffa afin de contribuer à la sécurisation des personnes et de leurs biens. « Il en est ainsi pour l’appui conséquent aux ménages, aux femmes, aux jeunes, à la culture du poivron et du riz dont les récoltes s’annoncent pour bientôt. Dans ce domaine le Projet a renforcé les capacités de production à travers la distribution de motopompes, de matériels aratoires et d’intrants agricoles », a-t-il ajouté.

Selon le ministre chargé de l’Intérieur, ces réalisations ont d’autant plus de mérite que la commune de Bosso est une zone d’accès difficile pour nombre d’acteurs humanitaires. C’est pourquoi le Gouvernement reste, « résolument engagé pour le retour à une vie normale des populations des zones affectées par les crises sécuritaires, en l’occurrence la région de Diffa, et surtout au retour des populations déplacées dans leurs villages », a-t-il assuré.

D’après le ministre en charge de l’Intérieur, l’approche de la Stabilisation prend forme du fait de sa flexibilité et son appropriation par la partie nationale, toute chose qui, avec un dialogue social, répond aux besoins exprimés par les communautés. D’ailleurs, « c’est cette aisance dans son mécanisme de mise en œuvre qui nous invite à sa duplication dans le Liptako Gourma afin de créer les conditions de relèvement et de résilience de la Région de Tillabéri face à l’insécurité », a-t-il dit.

Pour le ministre Alkache, la mise à l’échelle nationale du modèle de stabilisation en cours dans la région de Diffa est d’une impérieuse et pertinente nécessité. « La région du Liptako Gourma, à cheval entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, fait  face à une situation d’insécurité née de la crise sécuritaire malienne. Dans notre pays, ce sont les régions de Tillabéri et de Tahoua qui en sont très sérieusement affectées », a-t-il expliqué.

Selon le ministre en charge de l’Intérieur, les leçons qui ont été tirées pendant cette première phase de mise en œuvre du projet et les correctifs apportés à mesure que les prochaines actions sont lancées ainsi que l’appui aux jeunes qui a été renforcé, permettront d’augurer de belles perspectives d’avenir pour cette frange vulnérable et victime. « Très bientôt, les travaux des deux prochaines localités d’intervention, en l’occurrence N’gagam et Tam, débuteront », a-t-il annoncé.

Pour sa part, la Coordinatrice Résidente du Système des Nations-Unies au Niger, Mme. Louise Aubin s’est montrée très optimiste en  annonçant la contribution du PNUD s’élevant à 1,4 millions de dollars au soutien des efforts du Gouvernement du Niger et ses partenaires notamment la République Fédérale d’Allemagne, l’Union Européenne, la Suède, le Royaume-Uni, le Royaume des Pays-Bas. « Allant de l’avant, nous demeurerons à l’écoute des populations dont la vie a été bouleversée par la violence: communautés nigériennes, personnes déplacées, réfugiés. Allant de l’avant, nous renforcerons et étendrons notre partenariat. Allant de l’avant, nous nous féliciterons de notre partenariat au cœur de la Stratégie de Stabilisation: en première ligne les communautés elles-mêmes, les Nations Unies, et leadership déterminant des autorités du Niger », a exhorté Mme. Louise Aubin.

Par Mamane Abdoulaye(onep)