Le public et les invités réunis pour rendre hommage à l’histoire de Zoulah
Présenté au public, le samedi 31 janvier 2026, au Centre culturel Oumarou Ganda (CCOG) de Niamey, ‘’Le souffle de Zoulah’, ce roman de Mamane Moussa Souleymane a suscité un vif engouement, attirant un public nombreux et diversifié venu assister à un moment fort de la vie littéraire nigérienne.
Dès les premières heures de la soirée, la grande salle du CCOG affichait presque complet. Écrivains, éditeurs, chercheurs, étudiants, acteurs culturels et amoureux du livre se sont mêlés dans une atmosphère à la fois solennelle et chaleureuse. Les échanges animés, les files devant la table de dédicace et les applaudissements nourris ont témoigné de l’intérêt suscité par l’œuvre.

L’émotion était palpable lorsque l’auteur a pris la parole. Grand frère biologique de Zoulah, Mamane Moussa Souleymane a livré un témoignage sobre mais profondément poignant. « À l’époque, même si une seule personne devait lire ce récit, je me serais estimé satisfait », a-t-il confié, sous l’attention soutenue du public. Revenant sur la genèse du livre, il a expliqué qu’en 2019, au début de la pandémie de la COVID-19, il avait compris que ce lien de sang faisait de lui le dépositaire naturel de l’histoire de sa sœur, avec le devoir de la porter au-delà du cadre familial.
Pour donner à ce récit toute sa justesse, l’auteur s’est engagé dans un travail rigoureux de recherche, consultant des articles, rencontrant des médecins et recueillant des témoignages directs. Cette démarche a été saluée par plusieurs participants qui ont souligné la crédibilité et la profondeur du récit.
À travers ‘’Le souffle de Zoulah’’, M. Mamane Moussa Souleymane a également exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement nigérien, le consulat de Monaco et l’Organisation internationale d’Humanité et d’Enfants africains, pour les soutiens apportés à la prise en charge de Zoulah. L’ouvrage se veut ainsi un acte de mémoire, mais aussi un appel à une solidarité durable en faveur des enfants atteints de maladies congénitales.
Selon ce jeune écrivain, ce roman retrace la vie de Zoulehatou, née avec une cardiopathie congénitale, dont l’enfance s’est déroulée en grande partie à la pédiatrie de l’Hôpital national de Niamey. Face à la gravité de sa pathologie, explique l’auteur, la fillette a été évacuée à deux reprises vers le centre cardio-thoracique de Monaco, illustrant les difficultés d’accès aux soins spécialisés pour de nombreuses familles nigériennes.
Malgré tous les efforts, Zoulehatou décéda loin de son pays natal, un dénouement tragique qui a profondément touché l’assistance.
À l’issue de la présentation, plusieurs lecteurs ont confié être « bouleversés » par un récit qu’ils jugent à la fois humain, nécessaire et interpellateur.
La séance de dédicaces, prolongée bien au-delà du temps prévu, a confirmé l’enthousiasme du public. Des piles d’ouvrages écoulées, des discussions nourries et des demandes de photos avec l’auteur ont marqué la fin d’une soirée où la littérature a servi de pont entre la douleur intime et la conscience collective.
Il convient de rappeler que Mamane Moussa Souleymane est titulaire d’un baccalauréat série D. Il poursuit des études en informatique à la Faculté des Sciences et Techniques – Informatique de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, où il a été délégué de faculté, tout en étant inscrit parallèlement en Génie civil à l’École privée d’ingénierie (EPI-Niger).
Adamou I. Nazirou (ONEP)
