Lors de la réunion du comité présidée par le gouverneur
Le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a présidé, le jeudi 12 mars 2026, dans la salle de réunion Kalla Moutari, une réunion du comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP). Cette mission conduite par le vice-président du comité de gestion du FSSP, M. Brah Amadou, vise notamment à faire le point sur le dispositif de collecte mis en place dans les quartiers et villages, conformément à l’appel à la solidarité nationale lancé par les autorités du pays et s’inscrit dans le cadre d’une mission de suivi et d’évaluation de la mobilisation des ressources destinées à soutenir l’effort national en faveur de la sécurité et de la stabilité du pays.
Le vice-président du comité de gestion du FSSP, M. Brah Amadou, a rappelé que la mission s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la mobilisation citoyenne autour du fonds. Il a rappelé que le dispositif a été conçu pour permettre à chaque Nigérien de participer, à son niveau, à l’effort de défense et de sécurisation du territoire national. Il a ensuite expliqué que l’idée s’appuie sur un appel invitant chaque citoyen à contribuer symboliquement au fonds à hauteur de 100 francs CFA par mois. « Si chaque Nigérien apporte cette contribution, cela pourrait générer plus de deux milliards sept cents millions de francs CFA pour renforcer les capacités d’intervention des Forces de Défense et de Sécurité dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il indiqué.
Pour concrétiser cette mobilisation, un dispositif de collecte a été mis en place à l’échelle locale. Celui-ci repose sur la création de comités dans les quartiers, villages et tribus. Chaque comité est composé de cinq personnes ressources : le chef de quartier ou de village (ou son représentant), l’imam, une représentante des femmes, un représentant des jeunes et un représentant de la société civile. Le vice-président du comité a également précisé que ces comités auront pour rôle d’organiser des « journées de solidarité » au sein des communautés. Ces rencontres permettront aux habitants de se retrouver autour des autorités traditionnelles et communautaires afin d’échanger sur la situation du pays, les défis sécuritaires et l’importance de la mobilisation nationale. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires importants, ces cadres d’échanges permettront également d’informer les populations sur les mesures prises par les autorités et de renforcer l’esprit de responsabilité collective. « Aujourd’hui, plus que jamais, chaque Nigérien doit se considérer comme un soldat de la patrie », a-t-il souligné, rappelant que le fonds constitue un instrument de souveraineté nationale au service de la sécurité, mais aussi du développement économique et de la résilience alimentaire.
Le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a salué l’initiative du comité de gestion du FSSP. Il a rappelé que, depuis l’adoption de la nouvelle ordonnance régissant le fonds, le comité de gestion multiplie les missions de terrain afin d’expliquer aux populations les objectifs et les modalités de fonctionnement de cet instrument de solidarité nationale. Cette démarche, estime-t-il, vise à rapprocher les responsables du fonds des acteurs locaux afin de clarifier les rôles et responsabilités de chacun et de favoriser une meilleure compréhension du mécanisme de contribution. Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani a également souligné que les administrateurs délégués jouent un rôle central dans ce processus en raison de leur proximité avec les populations. « Ce sont eux qui sont en contact direct avec la base et qui peuvent faciliter la diffusion des informations et la mobilisation des citoyens », a-t-il affirmé.
Dans son mot de bienvenue, l’administrateur délégué de la Ville de Zinder, M. Issoufou Mamane, a indiqué que le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie constitue un instrument essentiel pour soutenir les efforts de paix, de sécurité et de développement dans le pays. Pour lui, la mise en place des comités de sensibilisation et de mobilisation au niveau des villages et des quartiers permettra de renforcer la cohésion sociale tout en améliorant les conditions de vie des populations. « Je suis convaincu que l’engagement et la détermination de chacun contribueront à renforcer la solidarité nationale et à construire un avenir meilleur pour notre pays », a-t-il déclaré.
Au cours de ces échanges, les participants ont été invités à définir une feuille de route commune pour renforcer l’implantation des comités dans l’ensemble de la région. Les responsables du fonds ambitionnent notamment de positionner la région de Zinder parmi les trois premières régions du pays en termes de contribution au fonds national. La région dispose en effet d’un potentiel estimé entre 1 600 et 1 700 quartiers et villages. Les administrateurs délégués ont été encouragés à accélérer l’installation des comités de collecte et à intensifier les actions de sensibilisation auprès des communautés.
Rabiou Dogo, ONEP Zinder
