Remise de la déclaration au gouverneur Massalatchi (à gauche)
Le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a reçu, le lundi 12 octobre 2026, la déclaration de la Coordination régionale de l’Alliance civilo-militaire (ACM), consacrée à la lutte contre la désinformation et au lancement de l’opération « Daouré Damara, phase 2 ». À cette occasion, il a salué l’engagement des membres de l’Alliance et appelé les organisations soutenant les autorités à contribuer à la riposte contre la guerre informationnelle à travers la sensibilisation et la diffusion d’informations fiables.
Dans son intervention, le coordonnateur régional de l’ACM, Madou Malam Maïna, a souligné que son organisation suit attentivement l’évolution des informations diffusées sur les réseaux sociaux, notamment celles qu’elle considère comme fausses ou susceptibles d’alimenter la confusion au sein de l’opinion publique. Il a indiqué que cette initiative vise à contribuer à la réponse communicationnelle face aux préoccupations actuelles et à encourager les différentes structures engagées dans le soutien aux autorités à participer à la sensibilisation des citoyens. « Tout le monde sait que nous sommes aujourd’hui dans cette guerre informationnelle. Après la guerre des armes, certains cherchent à mener une autre guerre, celle de l’information. Toutes les structures qui soutiennent notre lutte doivent donc contribuer à cette bataille sur le terrain de la communication », a-t-il expliqué.
Le coordonnateur régional a également insisté sur la nécessité de répondre aux préoccupations de la population en privilégiant la diffusion d’informations fiables et vérifiées. Dans la déclaration lue à cette occasion, la Coordination régionale de l’ACM de Zinder met en garde contre les conséquences que peuvent entraîner les fausses informations sur les réseaux sociaux. Selon les auteurs du document, la désinformation peut affecter le moral des Forces de défense et de sécurité (FDS), fragiliser les relations entre l’armée et la nation et porter atteinte à l’image du Niger.
La déclaration évoque plusieurs mécanismes présumés de propagation de contenus trompeurs, notamment la fabrication de fausses vidéos et de faux enregistrements, leur diffusion massive sur les plateformes numériques et le recours à des relais pour amplifier leur portée. Face à cette situation, l’ACM appelle les différentes couches socioprofessionnelles à faire preuve de vigilance, à vérifier les informations avant de les partager et à privilégier les canaux officiels de communication.
C’est dans cette perspective, selon le coordonnateur régional, que la coordination régionale a annoncé le lancement de l’opération « Daouré Damara, phase 2 », présentée comme une initiative visant à renforcer la communication, à lutter contre la propagation de fausses informations et à encourager la participation citoyenne à la diffusion d’informations vérifiées. Cette opération devrait s’articuler autour de six actes et d’un plan de riposte communicationnelle dont les modalités détaillées seront communiquées ultérieurement, selon la déclaration.
A l’issue de la lecture de la déclaration, le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a salué l’engagement de la Coordination régionale et nationale de l’Alliance civilo-militaire dans le suivi de la situation informationnelle. Il a souligné que la guerre informationnelle constitue désormais un enjeu majeur, appelant les organisations qui soutiennent les orientations des autorités à contribuer à la sensibilisation et à apporter des réponses aux préoccupations exprimées dans l’espace public. « Tout le monde sait que nous sommes aujourd’hui dans cette guerre informationnelle. Nos supérieurs hiérarchiques l’ont dit. Après la guerre des armes, certains cherchent maintenant à mener une autre guerre, celle de l’information. Toutes les structures qui soutiennent notre lutte sont appelées à contribuer effectivement à cette bataille », a poursuivi le Colonel Massalatchi Mahaman Sani.
Le gouverneur a également relevé que les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux nécessitent une mobilisation collective, estimant qu’il ne revient pas uniquement aux dirigeants de répondre directement à toutes les informations diffusées. Selon lui, les organisations engagées dans cette dynamique ont également un rôle à jouer pour éclairer l’opinion et répondre aux préoccupations des citoyens. « Il est normal que les organisations qui soutiennent ce régime contribuent à répondre à ces préoccupations. C’est dans ce cadre que l’Alliance civilo-militaire de Zinder a bien voulu faire cette déclaration », a-t-il indiqué.
À l’issue de son intervention, la déclaration a été officiellement remise au gouverneur par le coordonnateur régional de l’ACM, Madou Malam Maïna.
Rabiou Dogo, ONEP Zinder



