La mission du CCR échange avec les FDS dans le cadre de la mobilisation générale
En mission de trois jours dans la région de Zinder, une délégation du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), conduite par le 3è vice-président, M. Idi Ango Omar, a rencontré les éléments des Forces de défense et sécurité de la zone de défense N°3. Au cœur d’un contexte sécuritaire tendu, la délégation est allée, le vendredi 27 février 2026, exprimer son soutien aux forces de défense et de sécurité et les sensibiliser sur la mobilisation générale décrétée par les autorités. C’était en présence du gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, et des autorités administratives et coutumières de la région.
« Nous sommes venus vous exprimer notre soutien et nos encouragements pour tout ce que vous faites pour la nation. Nous savons que, jour et nuit, vous êtes confrontés aux ennemis de la nation, à ceux qui veulent déstabiliser notre pays, le détruire et anéantir nos ressources », a déclaré M. Omar Idi Ango à l’endroit des forces de défense et de sécurité de la région. Il a rendu un hommage appuyé à leur engagement. « Fort heureusement, grâce à votre courage, à votre abnégation et à votre sens du sacrifice, notre pays reste debout. Sans vous, il est certain que beaucoup de choses se seraient déjà passées », dit-il.
La délégation a observé une minute de silence à la mémoire « de tous ceux, militaires comme civils, tombés sur le champ d’honneur ». Le chef de mission a précisé les objectifs de leur déplacement. Le premier consiste à expliquer la nature et les missions du CCR. « Le CCR est une structure nouvelle, émanation de la charte nationale. C’est un organe consultatif, et non une assemblée législative. Nous avons un rôle de conseil et de recommandations », a-t-il clarifié. Selon lui, l’institution a pour mission de sillonner le pays afin d’être « à l’écoute de toutes les composantes de la nation ». Les préoccupations recueillies sont ensuite formulées sous forme d’avis et transmises aux plus hautes autorités pour examen. « Nous faisons remonter les remarques, les observations et les soucis exprimés par les citoyens », a-t-il souligné.
Le second axe de la mission porte sur la mobilisation générale décrétée par ordonnance présidentielle. « Il s’agit d’attirer l’attention de nos concitoyens sur la nécessité d’être prêts face à toute éventuelle d’attaque », a expliqué le 3è vice-président. Au-delà du rôle des militaires, il a insisté sur la responsabilité partagée. « Tous les fils et filles de la nation sont concernés, que ce soit les fonctionnaires, les paysans, les scolaires ou les commerçants. La vigilance est aussi l’affaire des civils ».
Le 3è vice-président a martelé que toute observation anormale doit être signalée. « L’information doit remonter rapidement afin de prévenir ou de contrer toute attaque », a-t-il indiqué. M. Idi Ango Omar est revenu sur les enjeux stratégiques liés aux ressources du pays. Évoquant les agressions dont le Niger est victime, il a estimé que le pays demeure très convoité. « Au-delà de l’uranium, du pétrole et de l’or, bien d’autres richesses existent. Elles peuvent permettre à notre pays d’assurer dignement ses fonctions régaliennes : l’éducation, la santé, la formation et le développement à tous les niveaux », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le chef de mission a renouvelé le soutien du CCR aux forces engagées sur le terrain. « Nous sommes avec vous. Nous ne vous abandonnerons jamais et nous n’oublierons jamais ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur », dit-il.
Formulant des prières pour la paix et la victoire, il a appelé à l’unité nationale afin que « de victoire en victoire, notre pays se débarrasse définitivement de ses ennemis ».
Après les honneurs militaires, le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani a d’abord rappelé la gravité de la situation nationale. « Nous sommes dans une situation, si je dois le dire clairement, nous sommes en guerre. Ayez toujours le réflexe de compte rendu », a-t-il insisté, appelant les éléments des différents corps à faire preuve d’une vigilance accrue. Il a également mis l’accent sur la cohésion, considérée comme un pilier fondamental en période de crise. « Que ce soit au sein d’un même corps ou entre les différents corps, nous devons développer et préserver l’esprit de cohésion intra et inter-corps. C’est une condition essentielle pour faire face aux défis actuels ».
Rabiou Dogo, ONEP Zinder
