65ème Conférence générale de l’AIEA à Vienne, en Autriche : Le Niger réaffirme sa disponibilité à accompagner l’AIEA pour l’usage pacifique des technologies nucléaires

Société
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Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables du Niger, M. Mahamane Sani Mahamadou, a participé, du 20 au 24 septembre 2021 à Vienne en Autriche, à la 65ème Session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Ministre en charge de l’Energie a réitéré la disponibilité de notre pays à accompagner l’AIEA dans l’accomplissement de sa mission pour l’usage pacifique des technologies nucléaires pour la paix et le développement.

En effet, après avoir salué la bonne coopération entre cette Agence et le Niger qui, a-t-il rappelé, date de 1968, le Ministre Mahamane Sani Mahamadou a expliqué qu’en adhérant à l’AIEA, le Niger, bien que grand producteur d’uranium, fait ainsi preuve de sa conviction sur le fait que les applications pacifiques des Sciences et Techniques Nucléaires peuvent apporter des solutions concrètes aux défis socioéconomiques. Cette coopération «nous a été très utile dans plusieurs domaines dont la santé, l’énergie, la sécurité alimentaire, la sûreté et la sécurité nucléaire à travers des mécanismes d’assistance technique divers», a-t-il indiqué, avant d’annoncer que le Niger signera, dans les tout prochains jours, un nouveau Programme Cadre National (PCN) pour la période 2022-2027 afin de baliser les secteurs prioritaires de sa stratégie nationale de développement de l’énergie atomique.

Selon le Ministre Mahamane Sani Mahamadou, «le PCN cadre parfaitement avec les domaines prioritaires dans lesquels nous attendons un fort soutien de l’Agence». Il s’agira, a-t-il notamment précisé, de développer plusieurs projets dans le domaine de la conservation des aliments et de l’amélioration de la production alimentaire; d’augmenter sensiblement la couverture sanitaire par des services de qualité en améliorant nos capacités de prévention, de diagnostic et de traitement de plusieurs maladies dont le paludisme et le cancer grâce à l’opérationnalisation du Centre National de Lutte contre le Cancer (CNLC), mais aussi l’expansion des services de la radiothérapie du CNLC à travers l’acquisition d’un accélérateur linéaire et le renforcement du plateau technique.

Dans le domaine de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, le Ministre en charge de l’Energie s’est réjoui des résultats enregistrés dans l’amélioration de la connaissance des ressources en eau à travers « l’Initiative Accroissement de la Disponibilité en Eau » (IWAVE) que l’AIEA a développée pour une gestion rationnelle et durable des ressources en eaux souterraines dans la région du Sahel. Selon lui, «ces acquis sur la gestion des eaux transfrontalières vont sans doute contribuer à atteindre les Objectifs de Développement Durables que nous nous sommes fixés».

Dans le domaine des Mines, de l’Energie et de l’Industrie, le Niger, afin d’assurer son indépendance énergétique et un développement économique durable, a-t-il informé, «est résolument engagé dans la réalisation d’un programme électronucléaire décliné dans tous ses Programmes politiques de développement».

«En outre, a-t-il ajouté, le Niger soutient fermement la réalisation d’un programme électronucléaire sous régional afin de garantir l’accès à l’électricité aux populations des pays membres de la CEDEAO. Nous restons convaincus que l’électronucléaire est une énergie propre pouvant allier développement économique et protection de l’environnement. Les activités nucléaires du Niger sont menées en conformité avec les exigences internationales en la matière. C’est dans ce sens que notre pays a créé l’Autorité de Régulation et de Sureté Nucléaires (ARSN), indépendante et autonome depuis 2016».

Dans le domaine de la sûreté et de la sécurité nucléaire, a indiqué le Ministre Mahamane Sani Mahamadou, «nous avons mis en place un dispositif institutionnel, administratif et juridique capable de réguler toutes les pratiques impliquant des sources de rayonnement et de matières radioactives».

Bien plus et tenant compte du contexte sécuritaire actuel dominé par le défi du terrorisme, «le Niger a pris toutes les mesures pour compléter le dispositif sécuritaire national en tenant compte de la sécurité nucléaire. Nous avions ainsi demandé et obtenu de l’Agence un important appui technique pour la sécurisation de plusieurs grands évènements publics dont la rencontre des Chefs d’Etat de l’Union Africaine tenue à Niamey en 2019».

Le Niger subissant de plein fouet les effets néfastes du changement climatique, mais aussi soucieux de la protection de l’environnement, «soutient fortement l’Initiative Technologie nucléaire au service de la lutte contre la pollution par le plastique (NUTEC Plastics) de l’AIEA. «Nous demandons également à tous les Etats Membres de l’AIEA à apporter leur contribution à cette initiative», a lancé le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables à l’endroit de ses collègues des autres pays membres de l’AIEA.

Il les a également invités solennellement à apporter tout leur soutien au projet d’action intégrée contre les zoonoses (ZODIAC) afin d’aider les pays à préserver la santé humaine et animale. La Conférence générale de l’AIEA, note-t-on, réunit chaque année en session ordinaire à Vienne en Autriche, habituellement en septembre, les représentants des Etats Membres pour examiner et approuver le budget de l’AIEA et statuer sur d’autres questions soulevées par le Conseil des gouverneurs, le Directeur général et les Etats Membres.

KAÏLOU PANTCHO Maman Chargé de Communication MP/E/ER