Infrastructures à Tahoua : Les populations toujours reconnaissantes

Société
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La région de Tahoua, c’est environ 4 millions d’habitants, composés de diverses populations de presque tous les groupes ethnolinguistiques que comprend le Niger, repartis sur une superficie d’à peu près 3.600 km2.  La région de Tahoua est aujourd’hui tournée vers des actions de développement économiques. Agriculture, Elevage, Santé, Education, Génie rural, Hydraulique, Assainissement, Infrastructures, aucun secteur n’est laissé en reste par le Programme de la Renaissance. Les témoignages des responsables administratifs, des élus locaux, du personnel technique et des citoyens, en disent long….

Il y a d’abord l’agriculture, qui est le premier facteur de développement de cette région. Dans ce secteur, les autorités de la 7ème République, à la tête desquelles SEM Issoufou Mahamadou, ont eu à mettre suffisamment de moyens matériels, financiers et surtout de volonté. Selon le Directeur Régional de l’Agriculture (DRA) de Tahoua, M. Harouna Zodi,  l’important moyen que l’Etat a mis à la disposition de la région a permis de faire beaucoup de réalisations des infrastructures en eau, comme le seuil d’épandage, des retenues d’eau, des mini-barrages, qui ont permis l’augmentation des superficies cultivables, surtout pour les cultures irrigués. « Car, quand on maîtrise l’eau, on maîtrise aussi la production », a soutenu M. Zodi. « L’augmentation des superficies irrigables a aussi été accompagnée par l’appui conséquent de l’Etat en intrants et équipements agricoles, ce qui a permis une forte mobilisation de producteurs, dont beaucoup sont rentrés d’exode, et mieux, de rehausser les productions », a indiqué le DRA. Tsahara Yahaya, mère de 5 enfants habite, depuis 40 ans, à Baga Malamawa, une localité située à un peu plus de 35 kms de Tahoua, avec un relief dénudé et caillouteux, explique qu’avant le lancement des travaux de récupération des terres, le terrain était impraticable et inexploitable.

« Grâce à la mobilisation des moyens humains, matériels et financiers, notre environnement est devenu plus viable, plus humainement supportable. En effet, les pierres et cailloux qui tapissaient nos sols ont petit à petit laissé la place à de la végétation, à la paille, à la verdure et à la production des fruits et légumes et cela grâce aux travaux de récupération des terres, aux plantations de plusieurs sortes de plantes, de pailles et en fixant l’eau avec les demi-lunes. En plus de ce travail qui nous permet d’avoir des espaces cultivables et exploitables, nous sommes payés 3.500 FCFA pour chaque demi-lune réalisée. Et nous pouvons individuellement faire 3 demi-lunes par semaine. Ce qui fait beaucoup d’argent à gagner », explique Tsahara Yahaya.

Pour Moussa Aladoua, producteur d’oignon à Keïta, l’apport des autorités au secteur de l’irrigation les a obligés à rester au pays et à travailler la terre, tout en étant proche de leurs familles. « Avant, nous restons assis, sans rien faire, ou encore on va vers la Côte d’Ivoire, le Ghana ou ailleurs pour chercher du travail et de l’argent. Désormais, nous sommes fixés chez nous, grâce aux moyens mis à notre disposition pour travailler et produire mieux et plus », témoigne-t-il.

Côté faune, selon Aladoua, les actions de reboisement et de récupération des terres ont permis le retour de certaines espèces animales, jadis perdues de vue comme les écureuils, les chats sauvages, les hérissons, les lièvres, les varans, etc. «Aujourd’hui, grâce aux travaux de récupération des terres, avec les demi-lunes, la plantation des arbres, la reforestation, nos maris, nos frères et nos enfants, bref nos hommes ne vont plus en exode. Ils restent et travaillent avec nous. Nous produisons ensemble, nous consommons ensemble, nous gagnons assez d’argent, environ 10.500 FCFA par semaine et par personne, pour trois demi-lunes réalisées. C’est dire combien nous remercions et encourageons nos autorités et demandons à ce que ces travaux se poursuivent», se réjouit Tayéssa Aboubacar du village de Baga, située à une trentaine de kms de Tahoua.

A Tahoua, plus de 21 milliards FCFA ont été investis dans le domaine de l’hydraulique et de l’environnement, entre 2016 et 2019

« Depuis l’arrivée au pouvoir du

Président de la République, Issoufou Mahamadou, il y a eu beaucoup d’investissements dans le domaine du Génie rural. Je peux notamment citer trois grands barrages : celui de Tagaléguel, capable de mobiliser 11 millions de m3 d’eau, celui de Aneka, avec une capacité de mobilisation de 6 millions de m3 d’eau et celui de Guidan Magagi (Malbaza), qui peut mobiliser environ 2 millions de m3 d’eau », a énuméré M. Alhassane Mahamadou, Directeur Régional du Génie rural de Tahoua. A cela, il a ajouté les mini-barrages de Tarrabissa, Angoual Dangna et beaucoup de seuils d’épandage. « Si nous, nous sommes des fonctionnaires de l’Etat, qui perçoivent chaque fin de mois leurs salaires, les paysans eux, ne trouvent leurs salaires que dans ce qu’ils ont produit. Aujourd’hui, cette production est possible et même rehaussée avec la maîtrise de l’eau, qui se renforce, de plus en plus, grâce aux investissements et réalisations des autorités dans ce domaine », précise-t-il.

Pour le gouverneur de la Région de Tahoua, M. Abdourahamane Moussa, dans le cadre de l’exécution du Programme de Renaissance et à travers l’Initiative 3N, l’Etat a développé la Maison du paysan, qu’on trouve dans chaque commune. « L’Etat a aussi mis à la disposition des producteurs de l’engrais, des aliments bétails, les campagnes de vaccination des animaux, ainsi que des matériels agricoles. Tout est prévu à côté de ces éleveurs, à côté de ces agriculteurs», résume M. Moussa. Selon le Gouverneur, la partie nord de la région de Tahoua est à vocation pastorale.

Quant au maire de la Commune de Tahoua, M. Abdououhou Dodo, il a déclaré qu’en dépit des périodes de sécheresse connues, tout au long des neuf ans de gouvernance des autorités de la 7ème République, celles-ci n’ont pas été synonymes de famine, comme l’a toujours souhaité et clamé le Président de la République, Issoufou Mahamadou. « En effet, le gouvernement a toujours su prendre le taureau par les cornes, avec les appuis (appuis alimentaires, distributions gratuites des vivres, ventes à prix modérés de céréales) qu’il a apportées dans toutes les collectivités qui ont fait face au déficit alimentaire ou à une mauvaise production agricole. En tant qu’élus locaux, nous ne pouvons que nous féliciter et remercier les autorités nationales pour ces divers et multiples appuis à nos populations.

Dans le domaine de l’hydraulique et de l’assainissement, selon le Gouverneur Abdourahamane Moussa, les mares permanentes et semi-permanentes ont été appuyées par des mini-adduction d’eau, des puits pastoraux, des points d’accès, pour l’accès du cheptel à l’eau. Il a ajouté que, de 2016 à 2019, au total, 2.592 équivalents points d’eau modernes ont été réalisés, ce qui a permis l’accès à l’eau potable à 648.000 habitants. Dans le secteur de l’assainissement, 1.092 village ont été certifiés Fin de Défection à l’Air libre (FDAL), 672 latrines publiques et 2007 latrines familiales ont été construites. « Ainsi, ce sont 21.505.400..032 FCFA qui ont été investis dans la région de Tahoua, dont 19.914.627.028 FCFA dans l’hydraulique rurale et pastorale et 1.590.773.004 FCFA dans l’hygiène et assainissement. Les réalisations faites ont permis de rehausser le taux de couverture géographique de 35,6% en 2015 à 37,99% en 2019, soit une progression de 2,39%», a déduit M. Moussa.

Les indicateurs de santé se sont nettement améliorés, selon le DRSP

Selon le Directeur Régional de la Santé Publique (DRSP) de Tahoua, M. Issoufou Boubé Yacouba, l’objectif premier que s’est fixé le Président Issoufou Mahamadou, à son arrivée au pouvoir, c’est l’amélioration de la santé des populations et de manière spécifique, c’est l’amélioration de la couverture sanitaire. « Cette couverture est passée de 45% en 2011 à 50,91 % en 2019. Selon les normes, sur le ratio population totale personnel médical, ce personnel est passé de 28% à 82%, au cours de la même période. Le nombre des Centres de Santé Intégrés, avec un seul agent, est passé de 45 à 75%. Quant au taux d’accouchement, avec personnel qualifié, il est aujourd’hui de 54%, alors qu’il était de 28% en 2011. Il faut noter le taux de mortalité infantile qui a chuté de 318 pour 1.000 naissances vivantes à 87 pour 1.000. Il y a aussi le taux de mortalité maternelle qui est tombé de 700 à 455 pour 100.000 femmes », a précisé M. Yacouba. En termes d’actions concluantes, selon le DRSP, c’est aussi la dotation de toutes les formations sanitaires en ambulances.

La région a ainsi reçu 37 ambulances, « ce qui nous a permis de prendre en charge toutes les femmes en difficulté au moment des accouchements, notamment dans les zones difficiles d’accès ou très éloignées aux formations sanitaires.

Quant à Samaïla Abdou, âgé de 55 ans, hospitalisé depuis 6 jours, il déclare : «Cela fait plusieurs fois que je fréquente cet hôpital, la première chose que j’ai constatée, malgré ma maladie, c’est la réfection des lieux, tout est comme neuf. J’ai vu aussi qu’il y a beaucoup d’appareils que je ne connaissais pas avant. Il y a eu aussi une amélioration dans l’accueil, la prise en charge et l’administration des traitements. En voyant tout cela, je me suis déjà senti mieux. En plus, presque tout le traitement m’a été offert gratuitement. Je n’ai payé que les médicaments que l’hôpital ne possédait pas. Je suis témoin que beaucoup de choses ont changé ici et je n’hésiterai  pas à en parler au quartier, dès que je serai libéré », souligne le patient.

L’éducation, un des axes prioritaires du Programme de renaissance

  1. Iyo Ibrahim, Directeur Régional de l’Enseignement Secondaire et Supérieur (DRESS) de Tahoua, depuis l’accession du Président Issoufou Mahamadou, le secteur de l’Education a connu une avancée considérable. « Dans ce secteur, au niveau régional, 742 salles de classes en matériaux définitifs ont été construites, équipées et réceptionnées. C’est un grand ouf pour l’enseignement, l’apprentissage, aussi bien pour les élèves que pour les professeurs de notre région », a-t-il estimé. Selon ce dernier, en 2011, le nombre d’élèves du secondaire, tout cycles confondus, était de 34.645 ; aujourd’hui, ce nombre a grimpé à 103.169 élèves. «Chacun de ces élèves a eu son kit scolaire. C’est donc des tonnes de fournitures scolaires qui ont été gratuitement distribuées à tous ces élèves, pour leur permettre une bonne formation. Soyons reconnaissants et remercions le Président de la République, Issoufou Mahamadou, et le gouvernement pour toutes ces actions en faveur de l’école nigérienne», a estimé le DRESS. Quant au Directeur Régional de l’Enseignement primaire, M. Bila Mohamed, il a indiqué qu’auparavant, lorsqu’un élève, au bout de 6 ans ou 7 ans d’étude, n’arrive pas à obtenir son certificat pour poursuivre ses études au secondaire, il est automatiquement exclu du système scolaire ; aujourd’hui, cet élève est orienté vers un établissement d’apprentissage et d’enseignement professionnel. Ainsi, chaque année, c’est des milliers d’élèves qui sont envoyés au niveau des Centres de Formation aux Métiers (CFM), au lieu d’aller grossir le lot des jeunes qui sont dans la rue. C’est plus de 200 CFM qui ont été créés sur l’étendue du territoire national », précise M. Mohamed.

En plus, selon lui, près de 8.000 enseignants ont été formés, au titre de la région. Abdoukader Soumaïla, père de trois enfants dont deux fréquentent l’école primaire Koufan Tahoua II. Wantow Cheffou, âgé de 70 ans, dirige le COGES dudit établissement depuis plusieurs années, témoigne : «Ici à Koufan Tahoua II, il y a près de 25 ans, nous avons commencé avec une seule classe. Nous avons l’habitude de réunir les parents d’élèves pour cotiser de l’argent, en vue de construire des hangars, qui servaient de classes, des fournitures scolaires et de prise en charge des dépenses de cette école. Après, on nous a construit des classes en banco. Au cours de l’année qui vient de s’achever, sur instructions du Président Issoufou Mahamadou, qui a visité l’école, il y a quelques mois, 12 nouvelles classes, en matériaux définitifs et équipées nous ont été construites. Ce qui améliore considérablement les conditions d’étude pour nos enfants. En plus, l’école a été clôturée. Ce qui sécurise nos enfants. D’où les remerciements des parents d’élèves à son endroit ».

Mme Kali Balki Souley, enseignante à l’école Koufan Tahoua II, fait partie de la vague d’enseignants contractuels, titularisés en 2014, après 10 ans de contractualisation, elle se dit rassurée et fière d’être maintenant fonctionnaire de l’Etat à part entière. «L’année de mon recrutement à la Fonction publique, nous étions au nombre de 200, pour la ville de Tahoua. Après avoir eu mon numéro matricule, j’ai repris confiance en moi et je suis motivée plus que jamais à assumer ma fonction d’enseignante. Même aux yeux de ma famille et de mes collègues, je suis plus considérée, plus respectée. En fait, je suis promue aussi bien sur le plan financier que social. J’ai même oublié les souffrances que j’ai endurées durant les dix ans de contractualisation. Toute ma gratitude et ma reconnaissance aux autorités de notre pays, qui m’ont permis de vivre de mon travail et d’en être fière et respectée », se réjouit-elle.

Mahamadou Diallo Envoyé Spécial (onep)