Lancement des activités de restauration des écosystèmes dégradés du plateau de Béidi (Illéla) par la Fondation Issoufou Mahamadou : Un projet pour le relèvement et la résilience communautaire

Société

Lancée il y a quelques mois, la Fondation Issoufou Mahamadou (FIM) s’active déjà sur le terrain pour la réalisation de ses objectifs avec des actions au bénéfice des populations. C’est dans ce sens que s’inscrivent les activités de restauration et de préservation des écosystèmes dégradés du plateau de Béidi initiées par la FIM et dont le coup d’envoi a été donné le 21 décembre dernier par le préfet du département d’Illéla, M. Noura Rabo.

Cette activité de restauration et de préservation des écosystèmes dégradés du plateau de Béidi et du programme puits de carbone dans le département d’Illéla relève du volet climat et environnement de la FIM. Le préfet du département d’Illéla qui procédait au lancement du projet a indiqué que cette initiative de la FIM constitue un important accompagnement pour les populations bénéficiaires. Le programme qui participe de la réalisation de l’ambition de la FIM de contribuer à la lutte contre la désertification, la protection de la biodiversité et des écosystèmes, permet dans une démarche participative aux populations d’œuvrer à la restauration de leur environnement mais aussi d’avoir des revenus pour faire face aux résultats de la mauvaise campagne agricole passée. «C’est avec un grand plaisir que nous accueillons cette initiative de la Fondation Issoufou Mahamadou dont la mission est noble, car portant sur des actions de sensibilisation, de formation, d’encadrement, mais aussi de mise en œuvre des activités de récupération de terres et de résilience», a déclaré M. Noura Rabo.

«Il s’agit d’un accompagnement aux communautés rurales vivant et exploitant un terroir d’environ 5000 ha, terroir d’attache dont le potentiel productif de la zone connait une forte dégradation sous l’effet des facteurs climatiques et anthropiques», a précisé le Secrétaire exécutif adjoint de la FIM, M. Weifane Ibrahim. Le projet vise à aider les populations qui assistent à la dégradation et la réduction des terres de culture, ainsi que des aires de pâturages du fait de la formation des glacis et la disparition de la biodiversité, a-t-il ajouté. «Cette hostilité des conditions climatiques combinées aux actions de l’homme entraine une baisse de la productivité sur le plan agrosylvopastoral, mettant ainsi la population et le cheptel de cette entité dans une insécurité alimentaire récurrente», a relevé le Secrétaire exécutif adjoint de la FIM.

Les activités de restauration et de préservation des écosystèmes dégradés du plateau de Béidi à la périphérie du village de Dandadji sont mises en œuvre par la Fondation Issoufou Mahamadou en réponse à l’appel de la commune urbaine d’Illéla. Ce qui, estime M. Weifane Ibrahim devrait contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, du potentiel productif et de la biodiversité à travers la restauration et la mise en valeurs des terres dégradées. Le projet s’inscrit dans l’objectif général de la FIM qui a pour devise «penser pour agir», en vue de contribuer entre autres au développement économique, socio-politique et culturel endogène de l’Afrique et du Niger à travers des méthodes d’approches participatives qui mettent l’accent sur l’éducation, la formation et l’assistance aux populations cibles.

Le maire de la commune urbaine d’Illéla, M Soumaila Ibrahim a remercié la FIM pour avoir répondu à leur sollicitation. Il a appelé la population bénéficiaire «à marquer son adhésion totale et massive à ce projet pour sa réussite totale».

Le chef de Canton d’Illéla, l’honorable Sarkin Adar Yacouba Habibou Oumani, s’est réjoui de l’avènement de ce projet, qui a-t-il souligné, va permettre aux jeunes d’avoir des revenus, ce qui constitue une alternative à l’exode rural.

Cette première phase d’activités de récupération de terres porte sur 145 ha et plus de 1300 personnes en majorité des jeunes et des femmes sont mobilisés sur ce vaste chantier pour deux mois. Ils sont rémunérés moyennant la réalisation des demi-lunes. Il s’agit des cuvettes en forme de demi-cercle réalisées en creusant le sol. Ce qui permet de récupérer les précipitations et de les concentrer à l’endroit où l’on souhaite faire des plantations, d’où l’efficacité de la méthode dans la lutte contre l’érosion.

Pour joindre l’acte à la parole, le préfet du département, le chef de canton d’Illéla, le Secrétaire exécutif adjoint de la Fondation Issoufou Mahamadou ont retroussé les manches pour donner les premiers coups de pioche sur le sol du plateau de Beidi.

Souley Moutari(onep)