Le musée national et le Parc de l’amitié nigéro-turc pris d’assaut par des foules de jeunes

Société
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Comme de tradition, chaque année, les festivités de l’Aïd El Fitr a Niamey, donnent aux jeunes l’occasion de se rendre massivement aux deux endroits qui sont pour le moment les plus attractifs en divertissements à savoir le Parc de l’amitié nigéro-turc et le musée national Boubou Hama. Pendant deux jours, les portes  du Parc et du musée sont ouvertes pour permettre aux visiteurs de jouir de toutes les offres artistiques et culturelles entrant dans le cadre des festivités l’Aïd El Fitr.  A cette édition aussi, le nombre des visiteurs a considérablement augmenté. Le Parc et le musée  étaient pleins. Les visiteurs sont  en file indienne pour pouvoir accéder au sein du musée. Cette situation a créé un embouteillage monstre sur les  voies aux alentours des entrées principales du musée. «Aujourd’hui,  les enfants sont vraiment sortis en masse pour la fête au Parc de l’amitié. J’ai fait plus de 45 minutes avant de trouver un passage pour déposer les enfants au Parc moyennant 100 F CFA » affirme Moussa un conducteur de moto tricycle 

Pour répondre au besoin des visiteurs, un petit commerce se développe au sein et aux alentours du  musée et du Parc de l’amitié. Ainsi, les vendeurs se frottent les mains. C’est le cas de tanti Zalika , une vendeuse de Sandwich et de jus, qui souhaite que la fête continue au musée pour toujours. «Je suis au parc  pour vendre aux visiteurs de la nourriture, des boissons et plusieurs produits. Nous profitons beaucoup de cette belle occasion. Je viens du quartier Bassora, au cours de ces journées, de fête, je gagne beaucoup », confie-t-elle.  

La particularité de l’organisation de cette année est la diversification des offres, avec  les jeux de kermesse, les prestations artistiques et culturelles, etc. Sur  le podium  du parc, plusieurs artistes font des prestations culturelles. Parmi ces artistes, ceux de la ‘’troupe Haské ’’, les jeunes de la troupe ‘’Rana’’,  des groupes de danses, des groupes de ‘’Dandali Soyyaya’’ et d’autres artistes traditionnels. « Nous sommes plus que jamais déterminés pour accompagner le Parc  à l’occasion de cette fête de Ramadan. Les organisateurs ont fait appel à nous pendant ces moments de réjouissances et nous allons assurer, comme toutes les éditions, des animations culturelles » assure un artiste de la troupe Haské. 

Un dispositif de sécurité, composé d’éléments de la Police nationale, la Garde nationale, les sapeurs-pompiers et des vigiles est fortement mobilisé pour garantir la sécurité dans le musée, le Parc et aux alentours. Ce dispositif de sécurité vient s’ajouter au comité d’organisation composé d’une cinquantaine de membres pour coordonner et assurer la réussite des manifestations.  Pour le deuxième jour qui a drainé plus de foule, la sécurité a été renforcée.

Selon le gérant du parc de l’amitié, les activités entrant dans le cadre de la fête sont étalées sur un programme d’une semaine. « Comme d’habitude nous faisons un calendrier de trois jours. Après on fait une réunion pour voir, quand est-il de l’engoulement. Si c’est satisfaisant, on continue la fête. On va  tous les  jours de la semaine ainsi nous participons à la valorisation du patrimoine culturel, nous participons aussi à la mise en œuvre de la politique nationale culturelle ». il conseille cependant aux parents de faire accompagner les enfants par un adulte. Pendant ces moments de fête, les prix d’entrée  restent  les mêmes à savoir 500 F CFA pour le Parc et pour le musée 200 F CFA pour les enfants et 500 F CFA pour les adultes. 

Mme Fourera affirme ; «  je suis venue au musée depuis 09 h avec mes trois enfants pour profiter de l’animation de la fête de Ramadan, il se pourrait que  l’an prochain  nous ne soyons  pas parmi ceux qui vont fêter. J’appelle à la sécurité toute la vigilance parce que c’est à cette occasion que les uns profitent pour voler les

autres ».

La population profite des  jours de festivités  pour visiter le musée et le  parc de l’amitié, pour apprécier les offres de ces joyaux nationaux qui restent un cadre pour l’épanouissement de la jeunesse au moment des fêtes.

Par  Mourtala Alhassane(onep) et Omar Abdou (stagiaire)