Le périmètre rizicole du village de Tara : L’état de la digue menace la seconde campagne rizicole

Société
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Le village de Tara est situé à 15 Km à l’ouest de Gaya. Il dispose d’un périmètre irrigué qui couvre une superficie de 120 ha, exploité en double campagne, c’est-à-dire deux saisons dans l’année. Ce périmètre rizicole est exploité par 522 producteurs dont 12 femmes. Sur la voie qui mène à la station de pompage non fonctionnelle, de la paille jaune du riz jonche le passage. C’est la preuve que les producteurs avaient récolté le riz de la première campagne. Les yeux sont rivés sur les préparatifs de la seconde campagne rizicole qui va débuter bientôt.

Cependant,  la seule inquiétude qui plane sur la prochaine activité rizicole de Tara, c’est le problème de la digue. Cette dernière qui s’étend sur plus de trois (3) Km a cédé. Les champs rizicoles ne sont pas accessibles pour l’instant. Selon le président de la coopérative du périmètre de Tara M. Halidou Djato, ce sont les inondations de 2020 qui ont anéanti les efforts des exploitants parce que c’était à un moment où les producteurs ont repiqué le riz. En plus, les engrais étaient aussi mis dans les champs rizicoles. «Nous avons perdu jusqu’à 80 ha. La superficie des champs varie en fonction des exploitants. Nous avons plusieurs variétés de semences qui sont notamment Gambiaca ; IR 15 ; Jamila ; Veris ; et Buhari. Le cycle de production du riz varie de trois à quatre mois selon les variétés», a expliqué le président de la coopérative de Tara.

Le rendement sur le périmètre de Tara est de cinq (5) à sept tonnes à l’hectare selon la variété de riz. Par rapport à l’appui-conseil et l’encadrement, la direction départementale des aménagements hydro-agricoles (ONAHA), M. Halidou Djato souligne que les services de l’Etat s’acquittent convenablement de leur devoir. La collaboration est excellente. Les producteurs sont réguliers dans le paiement des redevances. Sur chaque hectare exploité, la redevance fiscale est de 4000 F. Il ne reste plus qu’à créer les conditions pour que la digue soit reconstruite et la station de pompage reprenne le service. On ne peut pas faire de l’irrigation sans la maitrise de l’eau et les matériels y afférents. La production du riz est destinée aussi bien à l’alimentation de la famille qu’à la vente lorsque le besoin le commande. L’excédant de la production vendu permet aux producteurs d’acheter des animaux qu’ils peuvent engraisser et vendre. «Les activités rizicoles dépassent largement en termes de rentabilité les cultures pluviales caractérisées par des incertitudes liées au changement climatique. Il y a beaucoup des familles qui sont en train d’abandonner progressivement les cultures pluviales au profit de la riziculture», a relevé le président de la coopérative de Tara.

 Hassane Daouda, Envoyé Spécial(onep)