Rencontre entre le HCME et les directeurs de cabinet de ministre : «Retour sur l’exercice de la fonction du directeur de cabinet de ministre : leçons et perspectives», thème retenu

Société
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Le Haut Commissaire à la Modernisation de l’Etat (HCME), M. Oumarou Amadou Saley a présidé, hier matin à Niamey, une rencontre des directeurs de cabinet de ministre. Cette rencontre vise à leur créer des opportunités et dessiner des hypothèses de formalisation de leur positionnement au sein de leurs ministères. La rencontre est financée par l’USAID à travers le programme Sahel Human Voice in Governance Activity (SHIGA) qui apporte des appuis multiples et multiformes à plusieurs structures étatiques et non-gouvernementales.

Dans son allocution à l’ouverture de la rencontre, le Haut Commissaire à la Modernisation de l’Etat a d’abord rappelé que les plus hautes autorités de la 7ème République ont, au lendemain de leur entrée en fonction en 2011, donné à l’ensemble des membres du gouvernement des indications très précises en ce qui concerne l’amélioration des performances de l’administration publique. Cette amélioration de la performance a-t-il dit, a pour objectif de doter notre administration d’un cadre à même de lui permettre d’assurer une bonne mise en œuvre des politiques publiques. M. A. Saley Oumarou a par ailleurs indiqué que le poste de Directeur de cabinet est à la limite du politique et de l’administratif. Créée par la loi 2011-20 du 08 aout 2001, déterminant l’organisation générale de l’administration civile de l’Etat et fixant ses missions, le Directeur de Cabinet de ministre est aux termes de cette loi «le plus proche collaborateur du ministre, il coordonne les activités du cabinet, prépare les réunions du cabinet et assiste le ministre dans ses prises de décisions».

A. Saley Oumarou a relevé que ce poste n’est donc pas un organe de plus. Sa création, estime-t-il, répond particulièrement à un souci de gestion stratégique devant permettre aux ministres d’améliorer le processus de pilotage de leurs secteurs respectifs. Cependant, le HCME a souligné qu’ayant trouvé des structures toutes aussi opérationnelles que nécessaires, le poste de directeur de cabinet doit être davantage positionné et encadré. En effet, ce poste a de la peine à s’arrimer aux structures déjà établies. «C’est au vu de ces difficultés que le Haut Commissariat à la Modernisation de l’Etat a tenu plusieurs réunions pour élaborer un projet de fiche que nous avons appelé ‘’ fiche de fonction de Directeur de Cabinet de Ministre’’», a-t-il dit.

Le Haut Commissaire à la Modernisation de l’Etat, a expliqué que cette fiche conçue en tenant compte des attributions du Secrétaire Général du Ministère, même si elle n’a pas été formellement adoptée, a servi de guidance pour le Directeur de cabinet dans l’exercice de leurs fonctions durant ces années. Ainsi, il est attendu des échanges, des propositions concrètes sur la base du vécu et qui pourront être soumises au gouvernement pour formalisation. Pour le HCME il s’agit à partir des expériences respectives des Directeur de cabinet de proposer des mécanismes leurs permettant d’apporter une valeur ajoutée à l’assistance  qu’ils apportent à leurs ministres. «En effet, au regard du contexte et de l’exigence de la culture de résultats qui prend corps dans nos administrations, il s’agira d’aller au-delà de ces textes qui, il faut le dire, comportent souvent des zones d’ombre en certaines matières qu’il faut davantage clarifier pour lier les responsables d’un certain niveau de responsabilité», a-indiqué M. Saley Oumarou. Pour se faire, il faut des outils de gestion à même de mieux préciser leurs missions, rôles et fonctions et conséquemment de pouvoir évaluer leurs performances.

Pour sa part, la représentante de SHIGA M. Chavanne Peercy a, dans son discours, notifié que le programme Shahel Human Voice In Governance Activity (SHIGA) a été conçu par l’équipe de l’USAID qui le finance, après des consultations avec les institutions nationales, les partenaires au développement et la société civile. Elle a par ailleurs souligné que le projet SHIGA consiste à appuyer les politiques publiques de développement économique et social par le renforcement de capacités des institutions étatiques et des structures de la société civile d’une part, et la création des espaces de dialogue constructif d’autre part. Pour M. Chavanne Peercy, cet objectif est conçu en trois volets notamment la fourniture d’une assistance technique aux organisations de la société civile et aux institutions gouvernementales ciblées, et la création ou le renforcement des espaces d’engagement constructif entre les citoyens, la société civile de l’Etat.

 

Farida Ibrahim Assoumane