Mme Aissatou Abdoulaye Tondi
Le Niger commémore aujourd’hui, jeudi 30 avril 2026, la 30è édition de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels sur le thème: « Interafricaine de prévention des risques professionnels (IAPRP), 30ans après : bilan et défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique » et le sous thème « Perspectives stratégiques pour une prévention durable à l’horizon 2040 ».
A cette occasion, la ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, Mme Aissatou Abdoulaye Tondi, a livré un message dans lequel elle a déclaré que cette journée commémorative constitue un moment privilégié de sensibilisation, de mobilisation et de réflexion collective autour des enjeux liés à la sécurité et à la santé au travail. « Durant ces trente années, nous avons ensemble affronté certains défis colossaux tels que : l’analyse des enjeux économiques et sociaux de la prévention, la lutte acharnée en faveur du travail décent, la modernisation de nos outils d’évaluation face aux mutations technologiques et, plus récemment, la gestion du Covid 19 sur nos systèmes de production », a-t-elle cité.
Selon l’Organisation International du Travail (OIT), près de 3 millions de personnes perdent la vie chaque année du fait d’accidents de travail ou de maladies professionnelles. La ministre en charge de la Fonction Publique a fait savoir qu’au niveau national, en 2025, il a été enregistré 152 accidents de travail dont 11 mortels. De janvier à avril 2026, 48 accidents de travail sont comptabilisés. « Au Niger, les activités prévues et les objectifs visés sont d’autant plus importants qu’ils s’inscrivent pleinement dans la vision des plus hautes autorités de notre pays. Cette ambition inscrite au cœur du Programme de la Refondation se concrétise à travers l’Axe 4 dédié à la gouvernance sociale », a-t-elle indiqué.
Par ailleurs Mme Aissatou Abdoulaye Tondi a affirmé que l’ambition est de mettre en place des systèmes nationaux de prévention robustes intégrant toutes les couches socioprofessionnelles d’ici à 2040, à travers l’amélioration de la qualité des données relatives aux accidents de travail et maladies professionnelles à court terme, l’intégration de la Sécurité et Santé au Travail (SST) dans les programmes d’enseignement général et technique à moyen terme, et la réduction significative de la fréquence et de la gravité des accidents pour que le travail ne soit plus synonyme de souffrance, à long terme. « L’organisation de cette édition sera suivie d’une méthodologie rigoureuse en cinq phases, de la préparation à la validation du plan stratégique 2026-2040 lors des prochains états généraux des structures de prévention », a-t-elle annoncé.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
