Moustapha Alou
Suite aux douloureux événements, d’une lâcheté criarde et d’une barbarie criante, que le peuple frère du Mali a connus le 25 avril 2026, point n’est besoin de s’attarder sur l’inconscience de certains personnages qui ont enfourché les trompettes insidieuses de la haine et du discrédit, adulateurs de l’ordre néocolonial, fieffés panégyristes du Président déchu, flagorneurs patentés du défunt régime, satrapes du terrorisme, apologistes du chaos, pourfendeurs du Niger nouveau et de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
En revanche, ces incidents terroristes doivent interpeller la conscience nationale, interroger la conscience des fils et filles de l’AES qui doivent, plus que jamais, avoir une claire conscience des enjeux de l’heure à travers une prise de conscience individuelle et collective. En effet, la persistance des agressions inhumaines contre les Etats de l’AES, leur violence inouïe, porte la signature d’un complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel engagée à travers la dynamique confédérale, comme l’a si bien écrit le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État, Président de la Confédération de l’AES.
Ces événements viennent indiquer clairement à la conscience nationale que la menace terroriste est présente, mobile et évolutive dans l’espace sahélien et que les concepteurs, fabricants et grossistes du terrorisme, agissant à travers des détaillants qu’ils ont fait pulluler dans l’espace sahélien, sont prêts à tout pour non seulement briser l’élan souverainiste des populations de l’AES, mais aussi et surtout recoloniser l’espace, le ramener dans leur giron, rameuter sa soldatesque, réexploiter à volonté ses ressources en enjoignant des pantins « élus démocratiquement », trop démocratiquement élus, trop bien élus, à telle enseigne qu’ils avaient enregistré des scores atteignant les 103% par endroits.
Ils viennent aussi rappeler à la conscience nationale la pertinence de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie signée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et la nécessité pour chacun et chacune de la respecter quand l’heure sonnera, de rester vigilants partout et toujours, de soutenir en tout temps et en tout lieu les Forces de défense et de sécurité et de rester unis au nom de la survie de la nation. Cette mesure exceptionnelle prise en toute connaissance de cause par les responsables de la nation, vise uniquement la défense de la patrie avec la participation des fils et filles du pays et entrant dans le cadre précis et exclusif de la lutte contre le terrorisme, l’infamie de certaines puissances étrangères et de leurs alliés sous-régionaux.
Du reste, et c’est le point le plus important à relever et à noter, ce malheureux épisode dans la marche de l’AES ne saurait émousser l’ardeur, la détermination et la volonté des populations de notre espace commun à rester et demeurer dignes, souveraines et libres. Comme de juste, les populations de l’AES ont exprimé au peuple malien, à son gouvernement et aux vaillantes Forces armées maliennes sa solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle. La conscience confédérale reste intacte et est loin d’être ébranlée par cet incident terroriste qui n’est qu’une tentative désespérée, une folle aventure, une folie meurtrière dont l’objectif est de déstabiliser, voire inverser la marche du Mali et de la confédération AES en général.
En définitive, cette attaque terroriste planifiée et exécutée par des hordes de terroristes téléguidés par les ennemis internes et externes du Mali et de l’AES, loin d’être une action dissolvante ou dissuasive à même de freiner la dynamique en cours dans l’AES, conforte les populations de notre espace commun dans leur cohésion, leur unité d’action, leur solidarité et leur volonté d’être ensemble, d’agir ensemble, de réagir dans un mouvement d’ensemble, d’atteindre leurs objectifs, malgré les obstacles, embûches et écueils qu’il y a et qu’il y aura.
Moustapha Alou (ONEP)
