Moustapha Alou
«Il y a certains étudiants qui, officiellement sont inscrits dans des universités à l’étranger mais sont couchés à Niamey et perçoivent les bourses d’étudiants inscrits à l’extérieur ; on m’a présenté une situation la dernière fois, les montants sont énormes, ils se comptent en milliards de FCFA », révélait le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, il y a quelques jours à Ankara devant la diaspora nigérienne vivant dans ce pays, composée d’étudiants, de travailleurs et d’opérateurs économiques.
Ainsi donc, il y a certains de nos compatriotes, des jeunes gens, des étudiants en l’occurrence, qui sont si iconoclastes qu’ils ont un don d’ubiquité qui leur permet d’être aisément assis dans une salle de cours d’une université à l’étranger tout en se prélassant sur un lit au…Niger, s’ils ne sont pas en balade de plaisance ou en villégiature quelque part dans le pays.
Cette anti-valeur grève non seulement les maigres ressources de l’Etat qui s’échine à répondre aux nombreuses aspirations de toutes les couches sociales dont les bourses des étudiants et les besoins des populations et révèle la nécessité pour les uns et les autres, individuellement et collectivement, d’avoir un sens de la responsabilité et une claire conscience de la dynamique de refondation de la République dans laquelle notre pays s’est lancé.
Dans tous les cas, l’objectif du gouvernement est de créer toutes les conditions pour que les étudiants nigériens à l’extérieur puissent étudier dans la sérénité. C’est justement dans l’atteinte de cet objectif que le gouvernement a épongé les arriérés de bourses de 2021, 2022 et décembre 2023.
Au cours de ce dialogue presque à bâtons rompus avec la diaspora nigérienne en Türkiye, le Président de la République, Chef de l’Etat a aussi insisté sur le devoir qui incombe à chaque Nigérien vivant à l’extérieur de respecter scrupuleusement les lois du pays d’accueil. « Nous ne pouvons pas vous encourager à aller dans l’illégalité, mais sachez que la question est prise en charge par le Ministère des Affaires Etrangères. Nous allons voir avec les autorités turques comment faire en sorte pour que vous puissiez avoir vos papiers », a rassuré le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Les responsables des industries turques de défense qu’il a reçus en audience, quant à eux, ont évoqué avec le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le renforcement de la coopération stratégique en matière de défense et de sécurité, les perspectives de collaboration avec notre pays dans la logique du renforcement et de la modernisation des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité.
Le point d’orgue de cette visite du Chef de l’Etat à Ankara a été incontestablement le dialogue de haut niveau à l’issue duquel plusieurs mémorandums d’entente ont été signés.
Prenant la parole au cours de cet échange, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a si bien retracé l’histoire des relations entre le Niger et la Türkiye qui « remontent à l’empire Ottoman en 1405 quand une délégation de plus de 400 personnes a été dépêchée sous la conduite du sultan Younouss à Agadez ». Il reste, en somme, aux deux Etats de faire en sorte que cette coopération perdure, se renforce et qu’elle serve d’exemple non seulement à l’Afrique, mais aussi dans le monde.
Enfin, la réunion du Conseil d’Affaires Türkiye-Niger, dialogue entre partenaires économiques des deux pays, a été l’occasion pour les deux parties d’échanger sur les opportunités d’affaires et d’investissements à court, moyen et long termes.
Moustapha Alou (ONEP)
