A l’ouverture des travaux des assises
Le Syndicat National des Travailleurs de la CAIMA (SYNATRAC) a organisé, le samedi 10 octobre 2026 à Niamey, son 2è congrès statutaire sous le thème : « Quelle contribution des agents de la CAIMA à la quête de la souveraineté alimentaire au Niger dans le contexte de la refondation ? ». La tenue de ces assises a pour but de dresser le bilan des actions passées et réfléchir sur les perspectives d’avenir à même de garantir la souveraineté alimentaire.
Le secrétaire général du SYNATRAC, M. Ganiou Latifou, a indiqué que, dans cette ère de refondation, aucun secteur n’est aussi vital et crucial que celui de l’agriculture. « Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas libre », a-t-il déclaré.
C’est pourquoi, a poursuivi le SG, la souveraineté alimentaire est devenue un impératif de sécurité nationale. « En tant que centrale d’achat des intrants et matériels agricoles, la CAIMA est le bras droit de l’État pour moderniser notre agriculture et sécuriser nos récoltes. Si la terre est le moteur de la souveraineté alimentaire, les intrants et les équipements en sont le carburant », a souligné M. Ganiou Latifou. « Notre contribution repose sur une culture d’excellence et de patriotisme professionnel. Nous devons faire preuve d’une intégrité absolue dans la gestion, le stockage et la distribution des intrants. Chaque sac d’engrais, chaque semence sélectionnée, chaque tracteur doit parvenir à temps et à un coup juste à nos laborieux », a-t-il précisé.
Face aux défis climatiques et restrictions géopolitiques, renchérit M. Ganiou Latifou, les agents de la CAIMA doivent être une force de proposition. « Nous devons optimiser nos chaînes d’approvisionnement, diversifier nos partenaires et encourager l’adoption de technologies adaptées à nos réalités locales », dit-il.
Pour sa part, le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Ousmane Abdou, a indiqué que le programme de la Refondation de la République 2025-2029, en son axe 3 « développement des bases de production pour la souveraineté économique », prévoit que « l’accent sera mis sur les réformes structurelles et les investissements nécessaires afin de garantir la souveraineté alimentaire ».
Il a précisé que cela a été matérialisé par l’adoption de l’ordonnance N°2025-03 du 3 février instituant une centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles. Il a ajouté que la CAIMA est chargée d’impulser la promotion de matériels et équipements agricoles et zootechniques. M. Ousmane Abdou a appellé les membres du SYNATRAC au sens du patriotisme et du professionnalisme.

Quant à la directrice technique principale de la CAIMA, Dr Rahinatou Oumarou Adamou, elle a réaffirmé l’attachement du directeur général de la CAIMA à un dialogue constructif entre lui et les délégués du personnel dans un esprit d’écoute et de compréhension mutuelle dans l’intérêt général de ladite institution.
Pour le secrétaire général de la CNTN Dignité, M. Maman Ali, la souveraineté alimentaire concerne tous ceux qui contribuent directement ou indirectement à la production. Parmi ces acteurs, a-t-il indiqué, les agents de la CAIMA occupent une place importante. « Derrière chaque sac d’engrais disponible à temps, derrière chaque opération d’approvisionnement des stocks, se trouvent des hommes et des femmes qui, chaque jour, accomplissent leur mission », a-t-il dit.
Zouladeini A. Razinatou (ONEP)



