Boubé Salifou, représentant de l’ONC (micro) et M. Aboubacar Koicha représentant pays par intérim du PAM au Niger lors du café-presse au siège du PAM à Niamey
La représentation du bureau du Programme Alimentaire Mondial au Niger a organisé à son siège national, hier mercredi 22 avril 2026, un café de presse. Ainsi, au cours de cet évènement, les experts du PAM et les journalistes des médias publics et privés ont échangé sur le thème « La production maraîchère comme levier de souveraineté alimentaire ». Une séance qui a permis aux journalistes présents de mieux cerner les champs d’action de l’institution et de découvrir ces réalisations à travers les sept régions dans le cadre de son programme de résilience alimentaire, mais aussi de jeter les bases d’une collaboration constructive et pérenne avec les médias.
Dans l’exposé présenté par M. Djibo Hinsa, expert du PAM, c’est au moins 462 hectares de terres agricoles qui sont aménagés et exploités par dix-sept mille soixante-dix-sept (17 077) exploitants dans sept régions. En effet, face au choc climatique, aux inondations ou encore aux sécheresses, ce programme Résilience accompagne les communautés nigériennes à travers la réhabilitation des terres dégradées, la production agropastorale, les activités génératrices de revenus, les cantines scolaires, la nutrition et bien d’autres. Ces nombreuses actions ont eu pour effet sur les communautés cibles, l’amélioration de la sécurité alimentaire dans les terroirs, la disponibilité et la diversification des menus, une hausse de la qualité nutritionnelle des repas, la création de nouvelles opportunités économiques, amélioration des revenus des conditions de vie des exploitants, l’appui en légumes frais aux cantines et aux FARNS et la réduction voire l’abandon des stratégies négatives d’adaptation basées sur les moyens d’existence des ménages.
Malgré l’existence de défis de taille comme la sécurisation foncière et la rareté des financements, des opportunités subsistent telles que l’existence de politiques agricoles nationales, le leadership et l’appropriation solide du gouvernement.
Le représentant par intérim du PAM au Niger, M. Aboubacar Koicha, a, auparavant souligné que les défis liés à la sécurité alimentaire et nutritionnelle demeurent importants. Toutefois, au-delà de ces défis, a ajouté M. Aboubacar Koicha, des dynamiques porteuses d’espoir sont à l’œuvre telles que le renforcement de la résilience des communautés, l’amélioration des moyens d’existence et l’engagement croissant pour la souveraineté alimentaire.
« Ce café presse n’est pas une simple activité de communication. Il se veut un espace d’échange ouvert, direct et constructif entre le PAM et vous, professionnels des médias. Nous sommes convaincus que la qualité de l’information repose sur une compréhension approfondie des réalités de terrain, des approches mises en œuvre et des résultats obtenus, a-t-il fait savoir.

À travers ce dialogue, le PAM souhaite ainsi renforcer la transparence, améliorer la compréhension de ses interventions et jeter les bases d’une collaboration durable fondée sur la confiance et le respect mutuel. « Nous mettons aujourd’hui un accent particulier sur l’appui à la production maraîchère, un levier essentiel pour renforcer la résilience des communautés et contribuer à la souveraineté alimentaire du Niger. Mais au-delà de cette thématique, nous tenons également à écouter votre regard, vos attentes, vos contraintes et vos analyses. Vous êtes des partenaires à part entière, et vos contributions sont essentielles », a indiqué le représentant du PAM.
Après avoir rappelé la mission de l’institution, le représentant de l’Observatoire National de la communication, M. Boubé Salifou, a précisé que le rôle des médias ne se limite pas qu’à la diffusion des informations, mais consiste par ailleurs à former toute une population. « En parlant des activités informatives, des activités éducatives, c’est ce cadre qui nous réunit aujourd’hui par le simple fait qu’en étant en contact avec le partenaire, vous apprenez non seulement à mieux le connaître, à rendre davantage visibles ses activités, mais aussi à créer une proximité avec la population pour que la population qui reçoit les appuis de ce partenaire puisse aussi cerner de manière plus large les activités et la portée des activités », a souligné Dr Boubé Salifou.
Hamissou Yahaya (ONEP)
