Colonel-major Garba Hakimi
Le Niger, à l’instar de tous les autres pays membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a célèbré le 25 avril 2026, la journée mondiale de lutte contre le paludisme sous le thème : « Motivés pour éliminer le paludisme : Maintenant nous pouvons, maintenant nous devons ». A cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Colonel-major Garba Hakimi, a livré un message dans lequel il a souligné la nécessité d’une mobilisation générale et surtout d’un engagement communautaire fort, durable en faveur de la lutte contre le paludisme.
Cette journée instituée par l’OMS en 2007, vise à mobiliser les acteurs de la lutte contre le paludisme en Afrique subsaharienne en général, et au Niger en particulier. Selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, la journée mondiale de lutte contre le paludisme offre également l’occasion de faire le point des progrès accomplis et des défis qui se posent pour le contrôle et l’élimination du paludisme. « Malgré les progrès accomplis dans la recherche, le paludisme reste un grave problème de santé publique, avec environ 282 millions de cas et 610 000 décès dans le monde en 2024 selon le rapport mondial 2025 de l’OMS : soit une légère augmentation par rapport à 2023 », a-t-il expliqué. « Les efforts en cours doivent être soutenus en vue d’atteindre les objectifs fixés par la stratégie technique mondiale contre le paludisme 2016-2030 vers l’élimination » ajoute-t-il.
Pour le Colonel-major Garba Hakimi, au Niger, le paludisme est endémique et toute la population est à risque. Il est la première cause de morbidité et de mortalité au monde et constitue le premier motif de consultation au niveau des formations sanitaires (27,3%). Selon les données DHIS2 en 2025, environ 6 862 000 cas de paludisme ont été enregistrés dont 3 138 000 cas chez les enfants de moins de 5 ans, soit près de la moitié.
Le ministre de la Santé et de l’hygiène Publique a également relevé plusieurs actions mises en œuvre par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme pour renforcer la lutte contre le paludisme ces dernières années. Il s’agit notamment de la phase pilote de la vaccination anti paludique dans le PEV de routine depuis septembre 2024 au niveau de 12 districts sanitaires à forte transmission du paludisme ; l’identification et la destruction des gites larvaires domestiques lors de la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS 2025) qui a permis de détruire plus près 3 500 000 gites potentiels pour la multiplication des moustiques. À ces actions s’ajoutent l’intensification de la lutte contre le vecteur à travers des campagnes de démoustication et la pulvérisation intra habitation dans quelques communes avec l’appui des partenaires. « Ces efforts vont se poursuivre et s’intensifier dans les prochaines années avec le nouveau plan stratégique 2027-2031 de lutte contre le paludisme qui prévoit une réduction des cas et des décès de 50% d’ici 2031 par rapport à 2025 », a-t-il indiqué.
Yacine Hassane (ONEP)
