Moustapha Alou
Dans une série d’actions de sensibilisation d’abord, et de communication pour un changement de comportement ensuite, Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie, « soldat de l’AES pour une Afrique Libre, Digne et Souveraine » nous édifie sur la réalité de l’hiver noir.
En effet, les attaques terroristes, complexes, coordonnées et simultanées au Mali, le 25 avril 2026 par plus de 12 000 mercenaires et terroristes lourdement armés contre plusieurs localités, notamment Gao, Kidal, Sevaré, Kona, Mopti, Kati et Bamako, constituent une preuve suffisante « que l’hiver noir dont nous a parlé le camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, à l’occasion du deuxième sommet de la confédération des Chefs d’Etat de l’AES, tenu du 22 au 23 Décembre 2025 à Bamako, est une réalité », expliquera Abdoulaye Seydou dans sa communication.
En vérité, ajoutera-t-il, l’hiver noir « a commencé juste un mois après, par l’attaque terroriste coordonnée avec des puissances impérialistes et néocolonialistes contre la base aérienne 101 de Niamey dans la nuit du 28 au 29 Janvier 2026, date anniversaire du retrait simultané du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO ».
Tout en saluant la riposte et la réponse efficace de nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui ont eu à neutraliser et mettre hors d’état de nuire plusieurs mercenaires, il y a lieu de se poser cette question : Cette attaque relève-t-elle du hasard ou est-elle une date bien choisie pour se venger suite à cette importante et historique décision des trois leaders de la Confédération AES de se retirer de la CEDEAO ?
Au demeurant, l’attaque de la base aérienne 101 de Niamey et les attaques simultanées au Mali, tout en précisant l’arrivée de l’hiver noir, confirment les propos du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui n’a de cesse de prévenir urbi et orbi sur la perfidie des puissances néocolonialistes remorquées par la France dont le Président a affirmé qu’il ne quittera pas l’Elysée sans avoir semé le chaos au Sahel et « faire tomber au moins le régime de Niamey ».
D’ailleurs, récemment encore à Nairobi, au Kenya, Emmanuel Macron a réitéré son vœu de nuire coûte que coûte aux peuples de l’AES et leurs leaders.
Mais, qu’il se le tienne pour dit : ce vœu ne se réalisera point et son désir de voir la dynamique de reconquête de la souveraineté nationale au Niger, au Mali et au Burkina Faso se briser ne se réalisera pas, In-shaa-allah.
Dans tous les cas, et que Emmanuel Macron le comprenne : « les attaques terroristes du 25 avril 2026 furent un coup dur pour l’AES, un coup très douloureux pour le Mali, mais cette douleur, le grand peuple malien, riche de son histoire de grands empires a su le transformer en force et en carburant pour son unité et sa cohésion ».
Au surplus, la création des cellules terroristes de la désinformation par le recrutement et le financement à coût de millions d’euros des soi-disant influenceurs ou influenceuses « inconscients de leur mission générationnelle n’entamera en rien la marche révolutionnaire et la résistance farouche du vaillant peuple et des armées de la Confédération des États du Sahel (AES) ».
Moustapha Alou (ONEP)
