M. Moussa Idrissa, consultant communautaire
Longtemps confrontée à de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable, la population de Téra constate une nette amélioration cette année. Si les habitants saluent les efforts déployés par la Nigérienne Des Eaux pour renforcer les capacités des stations de pompage existantes, ils restent toutefois préoccupés par le retard accusé dans la réalisation des nouvelles infrastructures promises par les autorités.
Le consultant communautaire, M. Moussa Idrissa, a déclaré que cette année, grâce au renforcement des capacités des stations de pompage réalisé par la Nigérienne Des Eaux au niveau local, la situation s’est nettement améliorée. Comparativement à l’année dernière, il affirme que des avancées majeures ont été enregistrées. Il a profité pour saluer le responsable de la NDE pour son engagement. Selon lui, dès son arrivée à Téra, il était animé par une réelle volonté d’améliorer la desserte en eau potable. La première action entreprise avec ses équipes a consisté à visiter les différentes stations de pompage afin d’évaluer leurs capacités et d’identifier les possibilités de renforcement.
À l’issue de ces visites, les équipes ont constaté que les stations pouvaient produire davantage que ce qu’elles fournissaient jusque-là. Les conditions ont alors été réunies pour leur permettre de fonctionner à leur pleine capacité. « C’est grâce à cela que la population de Téra tient aujourd’hui. Cette année, nous n’avons pas connu autant de pénuries que les années précédentes », s’est-il réjoui.

Toutefois, Moussa Idrissa a regretté le retard enregistré dans la mise en œuvre du programme visant à réaliser de nouvelles stations de pompage destinées à renforcer l’approvisionnement en eau potable du département de Téra. Il rappelle qu’à l’occasion de la visite du Président de la République à Téra, les populations avaient exposé les principales difficultés auxquelles elles sont confrontées. Selon lui, la question de l’eau était arrivée en deuxième position, juste après l’insécurité.
« Le Président avait donné des instructions pour que de nouvelles stations de pompage soient réalisées rapidement. Nous avons pensé sincèrement qu’avant le début de la période de pénurie, qui commence généralement à la fin du mois de février, ces infrastructures seraient déjà opérationnelles. Malheureusement, la saison des pluies est installée, et rien n’a encore été fait », a-t-il déploré. Il estime que les populations s’attendaient à ce que ces travaux soient réalisés dans un délai maximal de trois mois. Or, fait-il remarquer, plus de six mois se sont écoulés depuis la visite présidentielle.
Par ailleurs, Moussa Idrissa a lancé un appel aux autorités afin qu’elles accordent davantage d’importance au respect des délais annoncés dans leurs engagements envers les populations. Selon lui, si certaines personnes comprennent que des contraintes administratives peuvent retarder les travaux, d’autres, en revanche, ne les comprennent pas et expriment leur mécontentement. « Les autorités doivent veiller à ce que les entreprises chargées des travaux respectent les délais malgré les contraintes », a-t-il insisté tout en saluant les efforts déjà consentis et en encourageant les autorités du Niger à poursuivre leurs actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Assad Hamadou (ONEP)
