Célébration du 75ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde : Renforcement de la coopération culturelle nigéro-indienne et hommage à l’ambassadeur en fin de mission

Société

Dans le cadre des festivités du 75ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde, l’ambassade de l’Inde au Niger a organisé une soirée culturelle dans l’après-midi du samedi 17 septembre 2022 au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey. Cette soirée qui intervient quelques jours avant le départ de l’ambassadeur de l’Inde au Niger, SE. Prem Kumar Nair a été une occasion pour l’ANACIMM de rendre un hommage à ce diplomate ayant insufflé et dynamisé la diplomatie culturelle entre l’Inde et le Niger. Plusieurs membres du Gouvernement, des responsables des institutions d’Etat et représentants du corps diplomatique accrédités au Niger ont honoré de leur présence.

Décidément, la coopération culturelle entre l’Inde et le Niger ne fait qu’engranger des résultats satisfaisants. Car, ce n’est pas la première fois qu’un tel événement est organisé où des artistes nigériens interprètent des chansons indiennes et nigériennes. Pour la circonstance, c’est le groupe Sogha et Kaida band de Phono Bi, deux groupes légendaires de la musique nigérienne qui ont été choisis pour égailler et maintenir le public en haleine. En effet, pendant plus d’une heure d’animation et d’ambiance, ces artistes se sont produits en live avec des reprises de chansons indiennes, du mieux qu’ils puissent, même si par ailleurs, la prononciation, les notes vocales et le ton restent à perfectionner pour certains. Le plus important, c’est contribuer à un brassage culturel prometteur et démontrer le pouvoir de la musique à transcender les frontières.

C’est l’artiste Pheno Bi, physiquement imposant, entouré de deux jeunes talentueuses demoiselles et ses musiciens, tous habillés en tenues traditionnelles bleues ornées de blanc, qui ont planté le décor de ce spectacle avec une chanson indienne intitulée ‘’Vanné Mataram’’. Un exercice difficile pour un début, devant un public composé des Nigériens et de la communauté indienne au Niger. Durant 35 minutes, l’homme à la voix rock et grave et ses compagnons de scène ont pu remonter la pente, même s’ils faisaient rigoler au début.

Pheno transpire dans son inséparable turban, son nouveau look, mais au fil des chansons, il trouve son souffle. Les jeunes demoiselles de Kaida Band, ont prêté mains fortes avec leur mélodieuse et harmonieuse voix perçantes, le groupe s’en sort bien. Des spectateurs morts de rire, comme dans une scène de stand up. Ainsi, Pheno et sa ‘’Band’’, Kaida band, ont interprété plusieurs chansons indiennes et nigériennes, issues de leur répertoire, sans intermède.

La deuxième partie de ce spectacle est réservé au groupe Sogha. Les braves dames et les musiciens de ce groupe sont, eux, habitués à cet exercice. Devant un public attentif, elles ont chanté avec élégance et aisance des chansons indiennes populaires des années, 70, 80, 90 … et même les plus récentes. Elles ont fait leur entrée sur scène dans des tenues typiquement traditionnelles de plusieurs ethnies et des maquillages identitaires du Niger. Les trois vedettes du groupe Sogha alignées sur une scène, accompagnées des talentueux danseurs et musiciens ont, par leur talent, donné une sensation de chaire de poule aux spectateurs. Elles ont époustouflé et épaté le public. Comme dans la plupart de spectacle vivant, plus la soirée tire vers sa fin, plus ça devient intéressant. Les artistes des deux groupes invités pour la circonstance se sont retrouvés à nouveau sur scène pour interpréter ensemble le célèbre morceau indien intitulé ‘’Selydjaha’’, puis Fulbé, etc. C’est dans cette ambiance que, la soirée a pris fin, même si, l’on a l’impression que les artistes n’ont pas envie d’arrêter de se produire.

 Abdoul Aziz Ibrahim(onep)