Moustapha Alou
« J’aimerais relever que le Niger n’a de problème avec personne, tant que tu respectes notre choix, tu respectes notre dignité. Mais, nous aurons toujours des problèmes avec des laquais qui prendront des ordres ailleurs parce que nous appartenons ou nous appartenions à une communauté ».
Ces propos du Président de la République, Chef de l’Etat, présentent succinctement la nouvelle donne dans les relations sous-régionales, régionales, continentales et internationales du Niger nouveau.
Les indices concordants et les preuves foisonnent; la présence de troupes françaises au Bénin et au Nigéria ne souffre d’aucune ambiguïté, encore moins de doute et il est désormais de notoriété que toutes ces manœuvres ont pour but d’agresser notre pays au nom des intérêts impérialistes.
Pendant ce temps, l’opérationnalisation de toutes les entités et institutions de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se poursuit.
Aujourd’hui, la force unifiée, la Banque d’investissement, la télévision, la radio sont opérationnelles, la presse écrite et électronique que le Niger va abriter sont en bonne voie, ainsi que plusieurs instruments juridiques sont adoptés, les réunions sectorielles se multiplient, et du 22 au 23 décembre 2025 s’est tenu le deuxième Collège des Chefs d’Etat. Et, l’opinion confédérale a suivi un bilan positif des quinze premiers mois de la Confédération.
« Si nous avons réussi ce que nous avons entrepris jusqu’ici malgré les défis, c’est parce que nous sommes déterminés …la Confédération n’a peur de personne et n’a peur de rien, la Confédération pose des actes réfléchis », dira le Président de la République, Chef de l’Etat.
S’agissant de l’ouverture de négociations avec la CEDEAO, le Général Tiani a indiqué que « nous avons posé des actes qui prouvent que la réflexion est déjà faite, nous ne pouvons pas rester au sein de la CEDEAO ».
C’est pourquoi, le Président de la République, Chef de l’Etat, a, au terme de l’entretien, appelé « les Nigériens, les Burkinabè et les Maliens à s’armer davantage de courage parce que le combat sera long et difficile…c’est à nous de faire en sorte que notre volonté de souveraineté, d’indépendance soit la plus forte des volontés ».
Evoquant le partenariat avec la Russie -tant au niveau bilatéral qu’au niveau de la Confédération AES- le Général Tiani a tenu à préciser que c’est une relation basée sur le respect mutuel, tout comme avec la Chine où on a constaté un regain d’intérêt de part et d’autre et surtout un réchauffement des relations.
« La Russie, la Turquie, la Chine et tous les autres qui nous soutiennent, nous soutiennent parce que nous avons émis la demande et ils sont convaincus de la légitimité de notre demande », à l’inverse de certains pays « qui bloquent du matériel que nous avons acquis avec nos propres ressources, nos maigres ressources… des gens qui donnent des ordres clairs pour que même la simple Toyota ne nous soit pas vendue… », dixit le Général Tiani.
Moustapha Alou (ONEP)
