Lors de la phase pratique pendant la formation
L’atelier de formation des cadres des services déconcentrés du ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, et de la Nigérienne des Eaux a pris fin, le vendredi 22 mai 2026, au Centre de Formation aux Techniques de l’Eau et de l’Assainissement (CFTEA). Au terme de cette formation alliant la théorie à la pratique et qui s’est déroulée du 18 au 22 mai à Banizoumbou, localité située à soixante-cinq (65) kilomètres au nord-est de la Ville de Niamey, les participants ont reçu des attestations. La cérémonie a été présidée par l’inspecteur des services, M. Abdou Mamane.
Placée sous le thème: « Préparation et conduite des opérations des essais de pompage d’eau, analyses et interprétation des données », la formation a permis aux participants de suivre des exposés couronnés d’échanges, débats et travaux pratiques pour une bonne planification et une exploitation rationnelle des ouvrages hydrauliques.
L’inspecteur des services du ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Abdou Mamane, a souligné que les essais de pompage des forages d’eau sont indispensables pour évaluer la productivité d’un forage pour son exploitation optimale ainsi que la pérennité de la ressource en eau. La mobilisation de l’eau souterraine à travers les ouvrages hydrauliques, a-t-il précisé, nécessite une étude hydrogéologique après leurs réalisations afin de connaître et de maîtriser les caractéristiques hydrauliques et hydrodynamiques de l’ouvrage et de la nappe pour leur exploitation.

« La réalisation des forages par l’État et ses partenaires qui se fait à l’échelle nationale doit être sanctionnée par des études hydrogéologiques maîtrisées et exigées par les représentants du ministère, que vous êtes, sur le terrain. C’est justement pourquoi l’État, sous l’impulsion du ministre en charge de l’Hydraulique, a bien voulu financer cette session de formation qui cadre parfaitement avec le programme de la Refondation dans son volet mobilisation des ressources en eau, indispensable à toute activité socio-économique durable », a ajouté l’inspecteur des services.
Le taux global de satisfaction du présent atelier étant concluant à 91,92%, selon les organisateurs, M. Abdou Mamane a ainsi exhorté les participants à mettre en application les connaissances acquises pour que les ouvrages hydrauliques réalisés dans leurs régions respectives soient sanctionnés par des opérations d’essais de pompage afin de garantir une exploitation optimum et durable des ouvrages hydrauliques.
Pour Elh Moussa Sayabou, directeur du Centre de Formation aux Techniques de l’Eau et de l’Assainissement, cette session de formation financée sur fonds propres de l’État est une grande première en cette ère de refondation, où l’on accorde de l’importance aux ressources et aux compétences internes. Elh Moussa Sayabou a rappelé ce centre a été créé en 1987 sous l’appellation de station de pompage pour assurer le recyclage et le perfectionnement des cadres du secteur. Mais en 1992, la station devient le CFTEA chargé d’intervenir dans toutes les activités en matière de renforcement des capacités de tous les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.
Les participants ont quant à eux recommandé d’initier d’autres sessions de formation pour mieux outiller les agents du niveau national et déconcentré, mais aussi d’impliquer pleinement les services déconcentrés de l’État dans les projets de réalisation des infrastructures hydrauliques de la grande irrigation. À l’endroit de la SPEN, ils ont recommandé la pleine implication des services déconcentrés de l’État et de la NDE dans la réalisation des projets et de suivre régulièrement la qualité radiologique de l’eau, particulièrement dans la région d’Agadez
Hamissou Yahaya (ONEP)
