Coach Adam Mahamadou Hassan faisant quelques démonstrations
Depuis les exploits d’Issaka Daboré, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Berlin 1972, la boxe nigérienne peine à se développer. Malgré cette situation, les passionnés de la discipline ne ménagent aucun effort pour rehausser son image et lui redonner ses lettres de noblesse. C’est dans cette dynamique que le coach Adam Mahamadou Hassan s’est engagé à transmettre son savoir-faire aux jeunes boxeurs et à leur redonner espoir.
Pour rappel, Coach Adam Mahamadou Hassan fut l’un des meilleurs boxeurs du pays. Aujourd’hui reconverti en entraîneur, il compte parmi les meilleurs coachs du Niger dans l’encadrement des jeunes. Après avoir fait ses preuves sur les rings, il est aujourd’hui entraîneur national de boxe du Niger. Il est également à la tête de l’AS Police, où il forme et encadre de jeunes passionnés de boxe.
Coach Adam a débuté sa carrière de boxeur à l’âge de 14 ans. Il a été plusieurs fois champion du Niger. Durant 21 ans, il a dominé le championnat national en restant champion du Niger dans les différentes catégories, notamment en 64 kg. Il a également participé à plusieurs compétitions internationales, remportant spécialement trois titres de vice-champion d’Afrique. Il a ainsi voyagé dans plusieurs pays africains dont la Tunisie, le Maroc et la Guinée, avant de raccrocher les gants pour se consacrer au coaching.
Fort de ses nombreux stages de perfectionnement en boxe et de ses 15 années d’expérience dans le domaine du coaching, Coach Adam encadre aujourd’hui de nombreux jeunes boxeurs nigériens. Selon lui, environ 60 % des boxeurs nigériens ont à un moment donné bénéficié de son encadrement, certains ayant évolué jusqu’au niveau international et remporté des titres.
Son objectif en tant qu’entraîneur est de permettre au Niger de décrocher une nouvelle médaille olympique ainsi que de nombreux autres trophées et médailles d’or lors des compétitions internationales afin de faire honneur au pays. Il affirme qu’au Niger, il existe beaucoup de jeunes boxeurs talentueux qui ne demandent qu’à être guidés. « Pour réussir, il faut faire beaucoup de sacrifices, bien dormir, bien manger et disposer de très bons matériels d’entraînement pour atteindre les objectifs », a-t-il souligné.
Pour Coach Adam, le travail est une chaîne qui doit impliquer tous les acteurs de la discipline. « Le gouvernement doit appuyer la Fédération, la Fédération doit appuyer les ligues et les ligues doivent conduire les athlètes jusqu’à la gloire », a-t-il déclaré. Coach Adam dit avoir une confiance totale en ses jeunes poulains. « Ils sont très respectueux, ils respectent mes consignes et travaillent beaucoup pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il affirmé.
Parmi ses protégés figure également une jeune boxeuse, Maimouna Salifou Modi, qui a été deux fois vice-championne d’Afrique. « C’est une jeune athlète très talentueuse et très travailleuse qui mérite d’être soutenue pour atteindre ses objectifs », a-t-il plaidé, appelant les responsables à mettre cette jeune athlète dans de bonnes conditions afin qu’elle puisse exprimer pleinement son potentiel.
Que ce soit avec l’équipe nationale ou avec l’AS Police, Coach Adam travaille avec sérieux, sérénité et courage. Pour lui, le travail est la clé de la réussite. « Il faut beaucoup travailler pour prétendre à la gloire. Sur le ring, c’est le travail car trois minutes fois trois, ce n’est pas un jeu. Le premier round est fort, il est rude, et il faut une bonne condition physique pour tenir et continuer. Mes jeunes travaillent dans ce sens », a-t-il déclaré.
Coach Adam dit avoir horreur de deux choses, à savoir la fainéantise et la défaite. « Ce qui fait que je fais travailler les jeunes pour qu’ils remportent toujours la victoire. Si l’adversaire ne se prépare pas pour affronter mes jeunes, il est foutu », a-t-il confié. En fin, Coach Adamou invite les jeunes passionnés de boxe à rejoindre son club. Sa porte, dit-il, est largement ouverte à tous ceux qui souhaitent apprendre et progresser dans cette discipline.
Assad Hamadou (ONEP)
